Un candidat RN condamné pour détention d'armes de guerre
Une nouvelle affaire judiciaire vient éclabousser le Rassemblement national à quelques jours des élections. Un homme figurant sur la liste menée par Pierre Le Camus à Saint-André-de-Cubzac a été condamné par le tribunal de Libourne pour détention illégale de matériel et d'armes de guerre, ainsi que de munitions.
Une condamnation sévère mais avec sursis
Le tribunal a prononcé à l'encontre de ce colistier âgé de 48 ans une amende de 10 000 euros avec sursis. Les juges ont également ordonné une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans, le retrait de son permis de chasse pour la même durée, et son inscription au Fichier national des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes. Toutes les armes concernées ont été confisquées par la justice.
Le procès s'était tenu en juin dernier, avec le jugement rendu en septembre. L'homme occupe une position éligible sur la liste L'alternance pour Saint-André, ce qui rend cette affaire particulièrement sensible en période électorale.
Pierre Le Camus défend son colistier
Le candidat RN maintient sa confiance envers cet homme malgré sa condamnation. "Je n'étais pas au courant, je tombe des nues", a d'abord déclaré Pierre Le Camus lorsqu'il a appris l'information. Après s'être renseigné auprès de l'intéressé, le chef de liste s'est dit rassuré.
"Il m'a certifié qu'il s'agissait pour lui d'une simple erreur de déclaration administrative. On peut le croire, au vu du jugement rendu qui est assez mesuré", estime Pierre Le Camus. Le candidat juge donc qu'il n'y a aucune raison de retirer sa confiance à ce colistier ou de le supprimer de sa liste.
Dénonciation d'une manœuvre électorale
Pierre Le Camus s'interroge vivement sur le timing de cette divulgation, survenue en pleine période électorale. "Nos adversaires n'ont pas tous les droits et nous ne nous laisserons pas faire face à cette tentative de déstabilisation qui traduit la fébrilité de nos opposants à quelques jours des élections", affirme-t-il avec fermeté.
Le candidat RN dénonce ce qu'il qualifie de manœuvre électorale visant à nuire à sa campagne. Cette affaire soulève cependant des questions sur les procédures de sélection des candidats au sein du Rassemblement national, alors que le parti a souvent été confronté à des controverses similaires par le passé.
L'information, confirmée par le journal Sud Ouest, continue de faire des vagues dans le paysage politique local, alors que les électeurs se préparent à voter. La réaction de l'électorat face à cette affaire pourrait influencer le résultat des prochaines échéances électorales à Saint-André-de-Cubzac.



