Mélenchon : sa quatrième campagne présidentielle en ordre de bataille
Mélenchon : sa 4e campagne présidentielle en ordre de bataille

Trois semaines après l'annonce de sa candidature à la présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon affiche un optimisme certain. « Jusqu'ici, c'est un sans-faute », claironne un de ses proches. Le leader Insoumis, fort de ses trois précédentes tentatives, croit en ses chances. « Le truc est vraiment au bout des doigts », s'enflamme un militant de la première heure.

Une équipe resserrée et des têtes d'affiche

Pour cette campagne, Mélenchon mise sur un collectif de jeunes lieutenants, sans organigramme formel. Il s'appuie sur la direction du mouvement et l'intergroupe parlementaire. « Il est entouré d'une dizaine d'Avengers, des personnalités identifiées. La campagne sera très collective », insiste un cadre.

Au cœur du dispositif, Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, dirigera la campagne comme en 2017 et 2022. Apprécié pour son organisation et sa mémoire, il entretient une relation privilégiée avec le candidat. Clémence Guetté, 35 ans, étoile montante, est chargée du programme et du réseau de hauts fonctionnaires. Elle sera très présente dans les médias et publiera un livre sur l'amitié le 27 août, qui pourrait servir de séquence de campagne.

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Des figures de second plan et des soutiens

D'autres fidèles comme Mathilde Panot, Éric Coquerel, Manon Aubry, Aurélie Trouvé, Bally Bagayoko (maire de Saint-Denis) et Louis Boyard (porte-voix de la jeunesse sur les réseaux) complètent l'équipe. « Chacun est devenu son propre émetteur », note une proche.

Le meeting du 7 juin à Saint-Denis, devant la basilique, sera une démonstration de force. Mélenchon participera aussi à un concert place de la République le 21 juin, puis à la Marche des fiertés le 27 juin. Un nouveau livre est envisagé pour la rentrée, et le programme remanié sera dévoilé en novembre, avec des thèmes comme la santé et les « maladies environnementales et politiques ».

Les défis : parrainages et image

La collecte des 500 parrainages d'élus reste une préoccupation. « La dernière fois, on a bien galéré », admet un Insoumis. Paul Vannier, responsable des élections, souligne que le mouvement compte environ 150 élus capables de signer. Les courriers aux élus sont en cours pour obtenir des promesses rapidement.

Un autre défi est de contrer l'argument selon lequel Mélenchon serait un mauvais candidat de second tour face au RN. « Il est très bon en campagne mais détesté dans les territoires », résume un parlementaire socialiste. Pour élargir son socle, l'équipe courtise des écologistes et communistes, et des contacts sont pris avec des artistes comme Theodora, Yannick Noah, Léna Situations ou Squeezie. « On existe bien au-delà de la proposition politique : c'est un mouvement culturel », assure un stratège.

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