Mélenchon : 150 000 parrainages et une cour disciplinée
Mélenchon : 150 000 parrainages et une cour disciplinée

Jean-Luc Mélenchon, de purge en disgrâce, a réuni autour de lui une cour disposée à répéter les mêmes mots d’ordre, une sorte de clique toujours prête à faire la claque, sans modération, pour applaudir le grand homme. Ce lundi, le but du jour consistait à réunir 150 000 « parrainages citoyens ». Toute la mélenchonie regardait le compteur pour célébrer chaque nouveau palier. Une fois l’objectif atteint, c’était un peu comme si le leader insoumis avait déjà gagné la prochaine élection présidentielle.

La discipline langagière respectée

La discipline langagière a été respectée le petit doigt sur la couture du pantalon. « Nous, c’est carré : une équipe, un programme, un seul candidat », disait le chef dimanche soir au journal de TF1. En moins de 24 heures, tous ses disciples ont repris ce refrain à l’unisson.

La France insoumise se dit prête à gouverner

La présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, déclare : « Nous avons décidé que Jean-Luc Mélenchon était le meilleur candidat parce que c’était celui qui était le mieux préparé à la fonction présidentielle. » Puis, après l’énoncé de cette tautologie, elle ajoute : « Nous formons une équipe, nous sommes prêts à gouverner. »

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La députée Sarah Legrain, sur X, affirme : « Dans le chaos du monde et d’une France abîmée par la macronie, un espoir : Jean-Luc Mélenchon. Un homme qui tient bon ». Ses collègues ne sont pas en reste. Claire Lejeune, sur le même canal, déclare : « Un programme, une équipe, un candidat. » Paul Vannier renchérit : « Nous avons une candidature, celle de Jean-Luc Mélenchon, une équipe et un programme de rupture. »

Thomas Portes renchérit : « Un immense espoir vient de se lever dans le pays autour d’une équipe, d’un programme et d’un candidat qui peut réellement changer la vie des gens. » Éric Coquerel ajoute : « Nous avons un candidat, un programme et nous sommes une équipe capable de gouverner ! »

La « mitterrandisation » de Mélenchon

Cette première étape franchie avec une discipline peu commune, la suivante est déjà sur les rails. Avec un double objectif : rassurer les électeurs pour qui Mélenchon est le personnage politique le plus détesté de France ; montrer que la victoire n’est pas un mirage. Pour ce faire, il convient de « mitterrandiser » Mélenchon. Le principal intéressé a lancé lui-même la thématique, ce lundi, sur les réseaux sociaux : « Les angles mobilisés contre moi étaient exactement les mêmes contre Mitterrand en 1980. »

Il a là encore trouvé de fidèles choristes, à commencer par Mathilde Panot : « À chaque fois que la gauche de rupture s’approche du pouvoir, il y a un narratif qui se propage comme quoi ce serait impossible ! » Le député Aurélien Taché prend des accents lyriques pour s’adresser à son mentor en ces termes : « La jeunesse qui entraînera le peuple tout entier, te portera au pouvoir en faisant fi des médias et des forces de l’argent, comme pour François Mitterrand (sic) en 1981. » Il ne manque que plus que la fanfare !

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