Frédéric Milhiet, premier adjoint au maire de La Rochelle, un homme de confiance
Frédéric Milhiet, premier adjoint à La Rochelle

Le premier adjoint au maire d'Olivier Falorni retrouve l'hôtel de ville, qu'il avait quitté en 2018 après avoir été licencié par Jean-François Fountaine, dont il était alors directeur de cabinet. Qui sont vos élus ? Nouveaux visages ou profils confirmés, qui tient désormais les rênes de la cité ? Au seuil de l'ère Falorni, « Sud Ouest » brosse le portrait de ces Rochelais, nommés adjoint ou conseiller communautaire délégué, qui vont façonner le territoire dans les prochaines années.

« On souhaite que les élus soient proches des gens, qu'ils soient à leur écoute. Même si c'est parfois difficile parce qu'il y a beaucoup de gens ! » Un message sincère, un sourire fugace, pas de grands discours. Tel est Frédéric Milhiet, l'homme de confiance, le premier adjoint au maire et le premier des fidèles d'Olivier Falorni.

Un parcours ancré dans la ville

Celui qui fut longtemps un homme de l'ombre se retrouve, à 53 ans, en pleine lumière sous les lustres dorés de l'hôtel de ville. Il faut dire que lui-même connaît « beaucoup de gens » comme en atteste son parcours. À 9 ans en 1981, après la séparation de ses parents, il débarque aux Grandes Varennes à Mireuil en provenance de Dijon (Côte-d'Or) avec son frère et sa maman, une Rétaise qui voulait se rapprocher de son île – qui se reconvertie en conductrice de bus.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un autre monde, de nouveaux codes que le quartier lui enseigne. Le sport contribue à son intégration : le rugby au Stade Rochelais, puis le judo, le handball. Il reviendra plus tard au rugby, talonneur et capitaine du RC Puilboreau. Cela suffirait à constituer un réseau. L'étudiant en droit, qui obtient la première licence décernée à La Rochelle, voit aussi passer sous ses yeux toute la jeunesse rochelaise, qu'il surveille dans les établissements scolaires, au collège Fabre-d'Eglantine en particulier. De là ses nombreuses amitiés à Villeneuve-les-Salines, où il est venu l'an dernier donner un coup de main, comme dirigeant, au club de foot de l'Étoile maritime.

Un arrondisseur d'angles

La liste des connaissances s'allonge au Centre information et documentation jeunesse (CDIJ), où il croise la route de Guillaume Krabal, futur maire de Dompierre-sur-Mer, puis au Comité local pour le logement autonome des jeunes (CLAJ), dont il devient président de l'union nationale. La politique ? Elle le « dégoûte ». Pourtant, il s'en approche doucement quand son ex-compagne Soraya Ammouche – actuelle élue dans le groupe de Christophe Batcabe – entre au conseil municipal en 2008, avec un certain Olivier Falorni, passé comme lui sur les bancs du lycée Dautet. Des liens d'amitié se nouent avec celui qui se présente face à Ségolène Royal aux législatives en 2012. Au point d'adhérer au Parti socialiste… juste avant qu'Olivier Falorni n'en soit exclu.

En novembre 2015, Frédéric Milhiet laisse la présidence du comité de quartier des Hauts-de-Bel-Air et accepte le poste de directeur de cabinet du nouveau maire Jean-François Fountaine. Ses qualités d'écoute et d'arrondisseur d'angles ne sont pas de trop, mais l'entente avec le premier magistrat ne tient pas : « J'ai passé deux ans et demi à fond et six mois où je me suis fait balader. » Il apprend son licenciement en 2018, le 24 décembre. Plus de boulot, mais son ami député le prend comme attaché parlementaire, puis directeur de campagne aux municipales en 2020 et en 2026. Une défaite suivie d'une victoire, « sans esprit de vengeance », assure l'élu en charge des ressources humaines et des affaires générales.

« Je me suis toujours reconnu dans la personnalité d'Olivier, il est respectueux, souligne-t-il. Comme moi, il pense qu'on a une ville exceptionnelle et on veut qu'elle le reste. » Frédéric Milhiet préside le Parti radical de gauche depuis 2021, « par conviction cette fois ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale