Ciboure : le candidat Jean-Louis Poulou attaque le maire sortant dans une lettre ouverte
Ciboure : lettre ouverte du candidat contre le maire sortant

Ciboure : le candidat Jean-Louis Poulou attaque le maire sortant dans une lettre ouverte

À un mois du premier tour des élections municipales du 15 mars, la campagne à Ciboure s'intensifie avec une attaque frontale. Le candidat Jean-Louis Poulou a directement ciblé le maire sortant et adversaire, Eneko Aldana-Douat, dans une lettre ouverte de plusieurs pages distribuée dans les boîtes aux lettres et publiée sur Instagram.

Une tribune politique d'opposition

Intitulée « Lettre ouverte au maire de Ciboure », cette missive se présente comme une tribune politique vigoureuse. Jean-Louis Poulou, qui se décrit comme un « enfant de Ciboure », y critique sévèrement la méthode de gouvernance du premier édile, pointant un manque supposé de concertation avec les habitants.

« De plus en plus d'habitants expriment un sentiment inverse : celui de décisions prises sans eux, parfois contre leur quotidien », affirme-t-il, ajoutant que cette approche va à l'encontre des intérêts des Cibouriens.

Accusations de gestion idéologique

Le candidat reproche au maire une gestion qu'il estime trop idéologique, nuisant à l'intérêt général. « On ne gère pas une ville comme un parti politique. Une commune n'est pas un projet idéologique à dérouler », écrit-il, soulignant qu'un maire devrait être un « chef d'orchestre » créant de l'harmonie plutôt que de la division.

Il propose en alternative une méthode fondée sur « le bon sens, l'écoute, la concertation, le pragmatisme et la prise en compte des réalités financières et humaines », qu'il porte avec sa liste Ciboure au Cœur.

Des critiques remontées par les habitants

Interrogé sur ce choix rhétorique, Jean-Louis Poulou nie toute stratégie de campagne, assurant que les critiques émanent de rencontres avec les citoyens. « Ces échanges, très instructifs, permettent de rassembler les avis des gens », explique-t-il, accusant le maire de ne pas écouter réellement les besoins des habitants.

Il cite deux exemples concrets : les problèmes de stationnement et les plans de circulation. « Lorsque des places sont supprimées devant un commerce de proximité, empêchant les livraisons et compliquant l'accès, c'est la vie quotidienne qui est entravée », détaille-t-il, évoquant des nuisances déplacées sans consultation préalable.

Le maire sortant conteste fermement

Eneko Aldana-Douat rejette catégoriquement ces accusations, les qualifiant d'« affirmations gratuites et infondées ». Il défend sa démarche concertative, rappelant que « tous les dossiers ont été discutés lors de commissions, avec l'opposition », et cite une cinquantaine de réunions publiques organisées durant son mandat.

Sur le stationnement, il met en avant l'installation de sept bornes minutes en centre-ville et une à Socoa. Concernant le projet de renouvellement urbain à l'Encan, il souligne qu'il a été « longuement discuté pendant un an et demi ». Enfin, il réfute l'accusation de politique idéologique, estimant que refaire un trottoir n'a pas d'étiquette politique et dénonçant un « chiffon rouge agité avant chaque élection ».

Cette polémique illustre les tensions croissantes à l'approche du scrutin, où les questions de gouvernance et de participation citoyenne sont au cœur des débats.