Un vent de 2017 souffle sur la politique française. François Hollande, Manuel Valls et maintenant Bernard Cazeneuve... Les candidatures présumées pour la présidentielle 2027 s'additionnent avec un air de déjà-vu. « J'ai compris qu'il fallait être prêt », a affirmé jeudi Bernard Cazeneuve devant quelques journalistes. Il assure au Figaro ce mardi avoir travaillé à « l'élaboration d'un projet pour la France » avec « des élus locaux et nationaux de sensibilités différentes », confirmant ses ambitions pour l'Élysée.
Une stratégie d'ouverture
Pour atteindre l'objectif ultime, l'ancien Premier ministre entend ratisser « le plus large possible autour d'un projet responsable et crédible », brandissant à la fois la menace venue d'extrême droite et celle d'extrême gauche. Rappelant qu'il a quitté le Parti socialiste en 2022, quand celui-ci s'est allié avec LFI, Bernard Cazeneuve n'entend pas s'appuyer sur un parti : « Volontairement, je me tiens à distance de leurs combinaisons », explique-t-il.
Face à François Hollande
Questionné sur l'éventualité de se retrouver face à François Hollande, son ancien président, il admet que cela serait « absurde », tout en justifiant la situation par des approches différentes, voire opposées. Bernard Cazeneuve se targue enfin d'avoir réuni dans son mouvement des personnalités allant du Parti socialiste au MoDem, en passant par d'ex-macronistes, des membres du Parti radical de Gauche et de plusieurs micro-partis divers gauche, ainsi que des députés du groupe indépendant Liot. Cette diversité illustre sa volonté de rassembler au-delà des clivages traditionnels.
Cette candidature s'inscrit dans un paysage politique où les figures de l'ancienne majorité socialiste tentent de revenir sur le devant de la scène, tandis que les électeurs semblent en quête de renouveau. Reste à savoir si cette stratégie d'ouverture séduira un électorat las des querelles partisanes.



