Pierre-Yves Bournazel lance une mobilisation générale pour la mairie de Paris
Le candidat Horizons, soutenu par Renaissance, a décrété la mobilisation totale jusqu'à vendredi minuit. Pierre-Yves Bournazel, qui brigue l'Hôtel de ville de Paris, promet de tout faire pour convaincre les électeurs de la capitale. « Je mène une campagne jusqu'à vendredi minuit », affirme-t-il avec détermination, soulignant qu'il ne lâchera rien.
Un programme de dernière semaine intensif
Au programme de cette ultime semaine, dix-sept réunions publiques, des sessions de porte-à-porte, des rencontres avec des associations et des tractages sur les marchés. Ce jeudi soir, l'élu de Montmartre est attendu dans les 12e, 13e puis 16e arrondissements. Le Premier ministre Gabriel Attal sera à ses côtés pour un dernier coup de pouce avant le scrutin.
Malgré une élection parisienne très ouverte, la candidature de Pierre-Yves Bournazel est en difficulté. Ces derniers jours, l'ancien député, qui figurait comme troisième homme, marque le pas dans les sondages, devancé par la candidate Reconquête Sarah Knafo, invitée surprise de cette campagne. Face au socialiste Emmanuel Grégoire et à l'ex-ministre Les Républicains Rachida Dati, Bournazel se présente comme la « solution pour réussir l'alternance » et appelle les Parisiens à « refuser le vote par défaut ».
Un entretien exclusif sur l'état d'esprit du candidat
Le Point : À quatre jours du premier tour, dans quel état d'esprit êtes-vous ?
Pierre-Yves Bournazel : « Je suis très combatif, une force tranquille et déterminée jusqu'à la dernière minute. Beaucoup de Parisiens se décident ces derniers jours. Je sens qu'une majorité ne veut ni d'Emmanuel Grégoire ni de Rachida Dati. Je suis le candidat du changement, avec un projet solide, sérieux et financé. Je dis aux Parisiens : refusez le vote par défaut ! »
Le « vote par défaut », n'est-ce pas ce que certains concurrents appellent « vote utile » ?
Pierre-Yves Bournazel : « Le vote utile, c'est l'argument de ceux qui n'en ont pas ! Moi, je respecte les Parisiens. Paris est une ville rebelle et les Parisiens savent ce qu'ils ont à faire le 15 mars : choisir librement leur prochain maire. »
Des regrets et des critiques acerbes
Interrogé sur d'éventuels regrets, Bournazel rétorque : « Ce sont plutôt Grégoire et Dati qui auront des regrets. Toutes les villes de France ont eu leur débat, sauf Paris. Grégoire et Dati ont fait annuler les débats. Comment l'accepter ? Je dis aux Parisiens : sanctionnez-les dans les urnes ! »
Sur la percée de Sarah Knafo, il est sans concession : « J'ai bien regardé son projet : c'est un projet bidon ! Les chiffres ne sont pas bons. Elle se réclame de la Cour des comptes mais son programme, c'est la cour des miracles ! C'est une candidate d'extrême droite qui se cache derrière la com. »
Un projet ambitieux pour Paris
Pierre-Yves Bournazel détaille ses priorités en cas d'élection :
- Réforme du périscolaire : « Ma première décision sera de réformer le périscolaire de A à Z pour la sécurité des enfants. Je screenerai, formerai et titulariserai les 10 000 animateurs. »
- Sécurité des femmes : « Je créerai une brigade municipale spécialisée 24h/24 à Châtelet Les Halles. Je déploierai 6 000 policiers municipaux, soit trois fois plus qu'aujourd'hui. »
- Écologie et urbanisme : « Je végétaliserai la ville, généraliserai les rues aux écoles et favoriserai les parkings souterrains. »
Une alliance possible ?
Malgré des sondages défavorables, Bournazel reste confiant : « Les sondages se sont souvent plantés. Je suis Corrézien, nous sommes tenaces. Dati, c'est l'assurance-vie de la gauche sortante. Avec moi, les électeurs ont le candidat le plus clair sur les valeurs républicaines. »
Il ouvre la voie à un rassemblement : « Je suis un homme de rassemblement. Au second tour, je dirai : rejoignez-moi. Certains colistiers de droite et de gauche me parlent. »
Sur les déclarations d'Édouard Philippe, il tempère : « Édouard Philippe a dit qu'il me soutenait. Je suis justement le candidat du changement et je veux rassembler les forces de l'alternance. »
En conclusion, Pierre-Yves Bournazel affirme : « Je mène campagne pour convaincre et pour gagner. Je serai la surprise. Les Parisiens me respectent car je les respecte. » Sa détermination reste intacte à l'aube du scrutin.



