C’est un petit changement pour éviter une grosse crise diplomatique. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio va pouvoir être ce mercredi à Pékin aux côtés de Donald Trump. Une modification de la translittération de son nom permet en effet de contourner les sanctions dont il fait l’objet en Chine.
Un opposant au communisme sanctionné par Pékin
D’origine cubaine et farouche opposant au communisme, Marco Rubio a joué un rôle clé, en tant que sénateur, dans l’adoption de sanctions contre la Chine, notamment en lien avec le recours présumé au travail forcé des Ouïghours, minorité musulmane. Il s’était également montré très critique à l’égard de la répression de Pékin à Hong Kong.
Un nouveau caractère pour rouvrir les portes de la Chine
Ces positions fermes en matière de droits humains lui avaient valu à l’époque d’être sanctionné à deux reprises par la Chine, avec notamment une interdiction d’entrée sur le territoire. Mais peu avant son entrée en fonction en janvier 2025, le gouvernement et les médias officiels chinois ont commencé à utiliser un caractère différent pour « lu », la première syllabe de son nom de famille.
Selon deux diplomates, ce changement s’expliquerait par le fait qu’il est visé par des sanctions sous l’ancienne orthographe de son nom. Interrogé à ce sujet, un responsable du Département d’État américain s’est pour sa part contenté de confirmer que Marco Rubio accompagnait Donald Trump en Chine. Il a ainsi été vu mardi montant à bord d’Air Force One.
Un alignement sur la ligne Trump
Depuis sa prise de fonction, Marco Rubio s’est aligné sur la ligne de Donald Trump, qui décrit son homologue Xi Jinping comme un ami et privilégie le renforcement des relations commerciales, reléguant au second plan les questions de droits humains. L’an dernier, il avait néanmoins rassuré Taïwan en affirmant que l’administration Trump ne négocierait pas l’avenir de cette île dans le cadre d’un accord commercial avec Pékin.



