Trump privilégie Islamabad pour des pourparlers urgents avec l'Iran
Dans une interview exclusive accordée mardi au New York Post, l'ancien président américain Donald Trump a annoncé que de nouvelles discussions entre les États-Unis et l'Iran pourraient intervenir « dans les deux prochains jours ». Cette déclaration marque un revirement significatif, car il avait initialement évoqué des négociations en Europe, avant de corriger son propos pour désigner Islamabad comme l'option privilégiée.
Un changement d'orientation stratégique vers le Pakistan
Lors d'un premier entretien téléphonique, Trump avait décrit des discussions déjà engagées mais avançant « lentement », tout en mentionnant la possibilité d'un second cycle de négociations en Europe. Quelques minutes plus tard, il a rappelé le journal pour rectifier cette orientation et mettre en avant la capitale pakistanaise. « Vous devriez vraiment rester là-bas, parce que quelque chose pourrait se produire dans les deux prochains jours, et nous sommes davantage enclins à y aller », a-t-il affirmé.
Le rôle clé du maréchal Asim Munir
Trump justifie ce choix en s'appuyant sur sa relation avec le maréchal pakistanais Asim Munir, chef de l'armée du Pakistan, qu'il crédite d'un rôle déterminant. « Il est formidable, et donc il est plus probable que nous y retournions. Pourquoi irions-nous dans un pays qui n'a rien à voir avec cela ? » a-t-il déclaré. Il a également ajouté : « Je pense simplement que c'est quelqu'un de très bien, ce maréchal. Vous savez, il a mis fin à la guerre avec l'Inde, il a sauvé 30 millions de personnes. »
Absence de Trump et fermeté sur le nucléaire iranien
Donald Trump a précisé qu'il ne participerait pas directement à ces négociations, sans indiquer qui représenterait les États-Unis. Il s'est montré critique vis-à-vis des propositions évoquées lors des échanges récents avec l'Iran. Sur la question du programme nucléaire iranien, il a catégoriquement rejeté l'idée d'un moratoire temporaire sur l'enrichissement d'uranium : « Je dis depuis le début qu'ils ne peuvent pas avoir l'arme nucléaire. » Il a aussi refusé toute solution permettant à Téhéran de revendiquer un gain politique : « Je ne veux pas qu'ils aient le sentiment d'avoir obtenu une victoire. »
Cette annonce souligne l'importance croissante du Pakistan dans la diplomatie régionale et la fermeté de Trump sur les enjeux nucléaires, tout en laissant planer des incertitudes sur les modalités pratiques de ces pourparlers imminents.



