Sanctions européennes contre les colons israéliens : espoir français
Sanctions UE contre colons israéliens : espoir français

Au moins 1 065 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le 7 octobre 2023. L’un des objectifs de ces sanctions est de mettre fin à la colonisation illégale. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué jeudi qu’il espérait que des sanctions européennes soient adoptées « dans les prochains jours » contre les colons israéliens « responsables de meurtres de Palestiniens ou d’incendies en Cisjordanie » occupée.

Un appel à un changement de politique israélienne

« Notre objectif, c’est que les choses changent et que le gouvernement israélien change sa politique : à Gaza, qu’il permette l’accès de l’aide humanitaire ; en Cisjordanie, qu’il mette fin à la colonisation illégale et à l’explosion des violences par les colons extrémistes et violents », a déclaré le chef de la diplomatie française sur France Info.

Le veto hongrois, obstacle majeur

« Je plaide depuis un an pour que des sanctions soient prises à l’encontre des entités ou des individus qui sont responsables de meurtres de Palestiniens ou d’incendies en Cisjordanie. Ces sanctions européennes ont été bloquées depuis un an par un veto hongrois, veto qui pourrait être levé et je pense que nous parviendrons à prendre ces sanctions dans les prochains jours », a-t-il poursuivi.

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La Cisjordanie est le théâtre d’une flambée de violences impliquant des colons israéliens, qui s’est intensifiée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février. Selon un décompte basé sur des données de l’Autorité palestinienne, au moins 1 065 Palestiniens – dont des combattants et assaillants, mais aussi des civils – y ont été tués par des soldats ou colons israéliens, depuis le début de la guerre de Gaza déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.

Une « politique qui contrevient à l’histoire » d’Israël

Interrogé sur la possibilité de suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, le ministre s’est montré plus prudent. Rappelant l'« attachement indéfectible » de la France à la sécurité d’Israël, il a affirmé que « si le gouvernement israélien ne change pas sa politique, notamment à Gaza et en Cisjordanie, on ne pourra pas faire comme si de rien n’était ». « Mais c’est une décision qui sera prise au niveau européen », a-t-il dit.

Mardi, le président Emmanuel Macron a jugé qu’une telle suspension était une « interrogation légitime » si Israël « continue cette politique qui contrevient à son histoire », lors de la visite à Paris du Premier ministre libanais Nawaf Salam, dont le pays est bombardé par Israël depuis début mars, en représailles à des attaques du groupe pro-iranien Hezbollah.

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