Salman Rushdie : le vent tourne pour Trump, selon l'écrivain
Rushdie : le vent tourne pour Trump

Salman Rushdie, l'auteur des « Versets sataniques », était de passage à Paris le 1er juin 2026 pour une rencontre avec son éditeur français, les Éditions Gallimard. Dans cette deuxième et dernière partie de notre entretien, il se réjouit du déclin de la popularité du président américain Donald Trump et évoque son amitié pour des géants de la littérature comme Italo Calvino, Milan Kundera et Gabriel García Márquez.

Un retour à la fiction

Après la sortie mondiale de son livre « Knife » en avril 2024, où il racontait la violence de l'attaque qu'il a subie en 2022 et son long chemin vers la guérison, l'écrivain britannique est manifestement heureux de renouer avec la littérature d'imagination. Il parle avec enthousiasme de « la Onzième Heure », un recueil de nouvelles qui marque son retour attendu à la fiction.

La guerre Iran-États-Unis

Interrogé sur la guerre entre l'Iran et les États-Unis, Salman Rushdie est catégorique : « J'aurais du mal à déterminer quelle est sa plus grosse erreur. Sa plus coûteuse, je dirais. Coûteuse pas seulement en termes d'argent, mais en termes de popularité. Elle est en train de plonger. » Il ajoute que même ses partisans commencent à se détourner de lui. « Je me trompe souvent en politique, mais j'ai l'impression que le vent tourne pour Trump », confie-t-il.

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Des amitiés littéraires

Au cours de l'entretien, Rushdie a également rendu hommage à ses amis écrivains disparus. Il se souvient de Calvino, Kundera et García Márquez avec une affection palpable. « Ce sont des auteurs qui m'ont beaucoup appris, non seulement sur l'écriture, mais sur la vie », dit-il. Il évoque notamment les longues conversations avec García Márquez à Mexico et les conseils précieux de Kundera sur l'art du roman.

Une forme éclatante

Malgré les épreuves, Salman Rushdie apparaît en forme, décontracté et brillant comme à son habitude, n'hésitant pas à rire et à plaisanter. Il semble heureux de retrouver le public et de partager ses réflexions sur la littérature et le monde. Son passage à Paris a été l'occasion de rencontrer ses lecteurs français et de célébrer son retour à la fiction avec « la Onzième Heure ».

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