Deux élus démocrates américains dénoncent le blocus pétrolier de Trump contre Cuba
Démocrates américains dénoncent le blocus pétrolier de Trump contre Cuba

Deux élus démocrates américains condamnent fermement le blocus pétrolier imposé à Cuba

Deux parlementaires démocrates américains, Pramila Jayapal et Jonathan Jackson, viennent d'achever une visite de cinq jours à La Havane, marquant la première visite d'élus du Congrès depuis que Washington a imposé un blocus pétrolier contre l'île. Ils ont vivement critiqué cette mesure, la qualifiant sans ambages de « bombardement économique de l'infrastructure du pays ».

Une rencontre diplomatique sous haute tension

Les deux élus ont rencontré le président cubain Miguel Diaz-Canel dimanche 5 avril, au moment même où l'administration Trump intensifie la pression sur le gouvernement communiste de l'île. Dans un message publié lundi sur X accompagné de photos de cette rencontre, le président cubain a dénoncé « les dommages criminels » causés par le blocus pétrolier ainsi que les « menaces d'actions encore plus agressives » de Washington.

Diaz-Canel a réaffirmé la volonté de son gouvernement « d'engager un dialogue bilatéral sérieux et responsable, et de trouver des solutions aux différends existants » entre les deux nations, soulignant l'importance d'une approche diplomatique pour résoudre les tensions.

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Une condamnation sans équivoque des sanctions américaines

Dans un communiqué officiel, les parlementaires américains ont déclaré que le blocus de facto imposé par Donald Trump depuis janvier était « illégal » et « causait des souffrances indicibles au peuple cubain ». Leur position est claire et ferme : « C'est une punition collective cruelle – en pratique un bombardement économique de l'infrastructure du pays – qui provoque des dommages permanents. Cela doit cesser immédiatement ».

Cette prise de position intervient dans un contexte où Trump empêche les exportations de pétrole vers Cuba depuis la chute, en janvier, du dirigeant socialiste vénézuélien Nicolas Maduro, principal allié régional de La Havane. Le président américain a également menacé de représailles les pays qui expédient du brut vers l'île, comme le faisait précédemment le Mexique.

Des conséquences humanitaires dramatiques

Le blocus pétrolier a considérablement aggravé la crise énergétique à Cuba, où la population subit des coupures de courant récurrentes et prolongées. Pourtant, dans un revirement notable, Trump a fait une exception la semaine dernière en autorisant un pétrolier russe à acheminer 730 000 barils de brut à Cuba, révélant les contradictions de cette politique.

Dans un entretien accordé à Belly of the Beast, un site spécialisé sur Cuba, Pramila Jayapal a décrit avec émotion sa visite d'une maternité où des bébés prématurés étaient maintenus en couveuse. Son témoignage est accablant : selon elle, refuser « l'arrivée de carburant pour alimenter les générateurs, acheminer les médicaments aux gens, permettre aux médecins et aux professionnels de santé de se rendre à l'hôpital [...] C'est comme un acte de guerre ».

Cette déclaration poignante met en lumière les conséquences concrètes et humaines des sanctions économiques, dépassant le simple cadre politique pour toucher à la survie même des populations les plus vulnérables.

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