Revers au Sénat pour la loi de programmation militaire
Revers au Sénat pour la loi de programmation militaire

Mauvaise surprise pour Sébastien Lecornu. En effet, le gouvernement a subi un revers au Sénat lors de l’examen de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM). Les sénateurs ont supprimé l’article qui fixait la trajectoire budgétaire des armées jusqu’en 2030, remettant en cause l’objectif de porter les dépenses militaires à 436 milliards d’euros sur la période, soit 36 milliards de plus que ce qui était prévu dans la précédente programmation adoptée en 2023.

Le Premier ministre reconnaît la difficulté

Interrogé sur Public Sénat en marge des Questions au gouvernement, le Premier ministre a reconnu la difficulté créée par ce vote. « On parle d’un sujet grave qui est le sujet militaire. Il faut une trajectoire qui soit soutenable. Le vrai problème au moment où on se parle c’est qu’il n’y a plus de trajectoire dans le texte », a-t-il déclaré, tout en affirmant vouloir « laisser les débats se faire » au Parlement.

Lecornu appelle les parlementaires à trouver une issue

Cette suppression est intervenue après un désaccord entre le gouvernement et la droite sénatoriale. Les élus LR réclamaient 14 milliards d’euros supplémentaires pour les armées. Battus sur cette proposition dans l’hémicycle, ils ont ensuite obtenu le rejet de l’article définissant la feuille de route budgétaire jusqu’en 2030.

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Face à cette situation, le chef du gouvernement a appelé les parlementaires à trouver une issue. « Il faut que les parlementaires trouvent une solution mais je laisse les débats se faire. J’ai l’habitude, avec ce qui se passe à l’Assemblée nationale, d’être calme », a-t-il indiqué. Le texte doit encore poursuivre son parcours législatif, avec un vote du Sénat attendu mardi puis une possible commission mixte paritaire entre députés et sénateurs.

« Un désaccord profond avec le gouvernement »

De son côté, la droite sénatoriale a revendiqué son choix. Lors d’une conférence de presse, le président LR de la commission de la Défense, Cédric Perrin, a expliqué avoir voulu « acter un désaccord profond avec le gouvernement ». Selon lui, « nous avons considéré que 436 milliards n’étaient pas suffisants pour assurer la sécurité de la France », tout en promettant « d’aller au bout de la négociation » lors de la suite des débats parlementaires.

Même si la trajectoire budgétaire pourrait être rétablie dans les prochaines étapes de la procédure législative, la loi de programmation militaire conserve une portée indicative. Les crédits alloués aux armées restent en effet soumis chaque année au vote du Parlement dans le cadre du projet de loi de finances.

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