À l'approche de l'hiver, les frappes russes ciblant les infrastructures énergétiques en Ukraine s'intensifient. Mais pourquoi les hommes de Vladimir Poutine s'attaquent à ces sites ? La guerre se rapproche d'un triste quatrième anniversaire. Alors que les sommets s'enchaînent, les pourparlers, eux, n'aboutissent pas et les combats perdurent. Sur le front, la situation est tendue, notamment à l'approche de l'hiver, où les conditions sont rudes. La Russie de Vladimir Poutine multiplie les attaques sur les sites énergétiques à l'approche de la saison froide. Au début du mois d'octobre, la centrale nucléaire de Tchernobyl a été touchée et ce n'est pas la première fois depuis le début du conflit. Si les infrastructures énergétiques sont prises pour cible par la Russie, ce n'est pas anodin.
Objectif : faire mal à l'Ukraine
Frapper les infrastructures énergétiques n'est pas chose nouvelle dans la guerre opposant l'Ukraine à la Russie. À l'approche de l'hiver, les soldats au drapeau tricolore ont des objectifs bien précis : paralyser l'économie ukrainienne, briser le moral des civils, peser dans les négociations mais aussi affaiblir un peu plus le pays de Volodymyr Zelensky, explique le général Jérôme Pellistrandi. « Chaque automne et chaque début d'hiver, les Russes frappent les infrastructures énergétiques, c'est-à-dire à la fois les lieux de production d'électricité, les gazoducs, pour réduire la production d'énergie, ce qui, d'une part, fait mal, bien sûr, à la population pour sa vie quotidienne, et ce qui paralyse aussi l'industrie ukrainienne. »
« Priver les Ukrainiens d'électricité alors que l'hiver approche » vise à « faire craquer moralement la population », juge le rédacteur en chef de la revue Défense nationale.
« La guerre, elle continue »
Malgré un troisième hiver qui s'annonce particulièrement rude et une pression constante de l'ennemi, le peuple ukrainien ne semble pas capituler. Le maître du Kremlin « fait une erreur, les Ukrainiens continueront à résister malgré ces frappes ». Le général Jérôme Pellistrandi souligne que « Vladimir Poutine n'est absolument pas dans une logique de désescalade ». Il rappelle que le possible sommet Trump-Poutine évoqué ces derniers jours ne devrait pas avoir lieu mais aussi que l'Union européenne a adopté un 19e train de sanctions contre la Russie. « Donc la guerre, elle continue. »



