Guerre en Ukraine : le système hybride ERAM arrive dans l'arsenal de Kiev
Guerre en Ukraine : l'ERAM rejoint l'arsenal de Kiev

Un nouvel armement pour l'Ukraine

Sur le front ukrainien, les combats se poursuivent face aux forces de Vladimir Poutine, et la perspective d'une fin de conflit semble s'éloigner. Les soldats ukrainiens devraient prochainement recevoir une nouvelle arme pour affronter l'ennemi. Après les réunions en Alaska et à Washington entre les différents dirigeants, la réunion trilatérale entre Donald Trump, Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine ne semble pas se profiler à court terme. Sur le terrain, les affrontements perdurent et l'armée ukrainienne s'apprête à intégrer l'ERAM, un système hybride offert par les partenaires américains et européens, comme le rapporte le magazine Géo.

Une portée de plus de 450 km

La fin de la guerre semble s'éloigner progressivement, tandis que les combats entre soldats russes et ukrainiens continuent sur la ligne de front. Depuis le début du conflit, Kiev peut compter sur ses alliés pour moderniser son arsenal et faire face à l'ennemi. Dès le mois d'octobre prochain, l'armée ukrainienne devrait recevoir pas moins de mille unités d'ERAM, ce système hybride décrit comme étant entre bombe aérienne et missile de croisière. Cette arme guidée dispose d'un atout majeur : une portée pouvant atteindre jusqu'à 460 kilomètres. Dans le cadre d'un programme de soutien militaire américain et européen d'un montant de 850 millions de dollars, près de 3 350 unités devraient être livrées à Kiev. "Le paquet d'armement acté comprend plusieurs catégories d'armes, mais l'ERAM en est la composante la plus notable", souligne le Wall Street Journal.

Une arme sous contrôle

Bien que sa fabrication soit rapide, seules 1 000 unités peuvent être produites chaque année. L'ERAM devrait très certainement évoluer et être modifiée dans les mois à venir, notamment pour être équipée d'une tête chercheuse Quicksink, selon Géo. L'objectif est d'améliorer la performance de l'arme, qui pourra frapper des cibles navales, intercepter des drones et faire face à l'armement russe, en constante évolution. Cependant, les troupes ukrainiennes ne devraient pas avoir le contrôle total de cette arme. "L'Ukraine sera libre d'utiliser l'ERAM contre les territoires temporairement occupés, tandis que les frappes sur la Russie nécessiteront une autorisation supplémentaire des États-Unis", détaille le Pentagone, repris par le magazine.

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Une rencontre incertaine

Les hommes de Volodymyr Zelensky devraient donc disposer de cette arme dès le début du mois d'octobre, et son utilisation sera très probablement immédiate en l'absence d'accord de paix avec la Russie. Malgré la rencontre entre Donald Trump et le maître du Kremlin en Alaska, ainsi que l'optimisme affiché par les alliés de Kiev à l'issue du sommet de Washington, une rencontre entre Zelensky et Poutine ne semble pas se profiler dans les jours ou semaines à venir. "Le fait que l'armée russe avance dans le Donbass donne à Vladimir Poutine un poids supplémentaire dans ses exigences vis-à-vis des Occidentaux", avançait Ulrich Bounat, analyste géopolitique spécialiste de l'Europe centrale et de l'Est, à Midi Libre. "Normalement, ce genre de réunion bilatérale nécessite un bon travail diplomatique en amont pour que les deux parties arrivent avec une feuille de route des points sur lesquels elles peuvent se mettre d'accord. Et nous n'avons pas du tout cela pour le moment. Les deux parties restent sur des positions aux antipodes."

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