Un deuxième militaire français succombe à ses blessures au Liban
Le président Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi après-midi le décès d'un deuxième soldat français, initialement blessé samedi lors d'une embuscade attribuée au Hezbollah. Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d'infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures.
Une mission de reconnaissance tragique
Il est le deuxième militaire français tué au Liban. Samedi, le sergent-chef Florian Montorio, âgé de 40 ans, avait également été tué lors de cette mission de reconnaissance visant à réaliser le ravitaillement d'un poste de casques bleus isolé. Mercredi, deux des trois soldats français de la Finul blessés ce week-end dans une attaque du Hezbollah au Liban avaient été ramenés en France, selon la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des anciens combattants, Alice Rufo.
Hommage national et reconnaissance
La Nation, qui rendra jeudi un hommage à l'adjudant Florian Montorio mortellement touché au cours de la même embuscade, salue avec émotion la mémoire du caporal-chef Anicet Girardin et son sacrifice, a déclaré le président de la République. Elle adresse également ses pensées les plus sincères et sa profonde compassion à sa famille, à ses proches, ainsi qu'aux familles des autres blessés.
Âgé de 31 ans, il est mort pour la France dans l'accomplissement de sa mission, selon un communiqué de presse du chef d'état-major des armées, le général d'armée aérienne Fabien Mandon. Il était déployé au Liban dans le cadre de l'opération Daman depuis le 23 janvier. Le chef d'état-major s'incline avec une profonde tristesse devant la mémoire de ce militaire mort en opération. Ses pensées accompagnent sa famille, ses frères d'armes, ainsi que tous ses proches.
Engagement au service de la paix
La France rend hommage à l'engagement exemplaire de nos armées au sein de la Finul, qui œuvrent avec courage et détermination au service de la France et de la paix au Liban, a souligné le chef de l'État. Cette tragédie souligne les risques encourus par les forces françaises déployées dans des zones de conflit et leur dévouement à la mission de maintien de la paix.



