Un an après son naufrage en Méditerranée, le cargo russe Ursa Major livre peu à peu ses secrets. Selon une enquête du média espagnol La Verdad, le navire transportait en réalité des réacteurs nucléaires destinés à la Corée du Nord, et non de simples couvercles de trappe pour brise-glace comme annoncé officiellement.
Un naufrage mystérieux
Le 24 décembre 2024, l’Ursa Major, avec 16 membres d’équipage russes à bord, a sombré après trois explosions dans la salle des machines. La société propriétaire, Oboronloguistika, avait alors évoqué une « attaque terroriste ». Officiellement, le cargo transportait des conteneurs vides, des grues et des couvercles de trappe pour brise-glace. Il était parti de Saint-Pétersbourg et devait rejoindre Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe.
Une cargaison nucléaire démasquée
L’enquête de La Verdad révèle que les couvercles de trappe étaient en réalité des réacteurs nucléaires VM-4SG de 65 tonnes chacun. Des images aériennes montrent certains composants. Cependant, les documents officiels consultés précisent qu’au vu des explosions, le cargo ne transportait pas de combustibles nucléaires.
Autre révélation : le bateau ne se rendait pas à Vladivostok mais à Rason, en Corée du Nord, après un accord d’assistance mutuelle signé quelques mois plus tôt entre Vladimir Poutine et Kim Jong-un. Le port de Rason est situé à quelques kilomètres de Vladivostok.
Les causes des explosions
Les autorités espagnoles s’interrogent sur l’origine des explosions. La coque du cargo aurait été perforée de l’extérieur vers l’intérieur. Selon La Verdad, le trou pourrait avoir été causé par une arme que seuls les Russes, les Chinois et certains pays de l’OTAN possèdent. Serait-ce un tir d’un pays occidental pour empêcher la livraison clandestine à la Corée du Nord ?
Quelques semaines après le naufrage, un navire scientifique, habituellement utilisé pour l’espionnage, s’est approché des lieux. Il aurait permis aux Russes de vérifier que la cargaison nucléaire ne soit plus visible.



