Une cérémonie empreinte d'émotion et de traditions
Ce jeudi 30 avril, le 2e régiment étranger d'infanterie (REI) de Nîmes a commémoré le 163e anniversaire de la bataille de Camerone, un événement majeur dans le calendrier de la Légion étrangère. La journée a débuté par une prise d'armes solennelle, suivie de la lecture du récit du combat de Camerone, un moment fort de la cérémonie.
Un hommage aux héros du passé
La bataille de Camerone, bien qu'étant une défaite militaire, est célébrée comme un symbole de courage et de fidélité. Les 60 hommes du capitaine Danjou ont tenu tête pendant dix heures à près de 2 000 soldats mexicains, protégeant un convoi et sauvant l'honneur du régiment. Leur devise, gravée sur le monument érigé sur le lieu du combat, résonne encore aujourd'hui : "Ils furent ici moins de soixante opposés à toute une armée. La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats français le 30 avril 1863."
Des légionnaires décorés pour leur engagement
Plusieurs légionnaires ont été décorés lors de cette cérémonie, en reconnaissance de leur engagement au sein de la Légion étrangère. Pour beaucoup, cette date est aussi importante que Noël, comme le confie un légionnaire parisien venu en vacances dans le Gard : "Peu importe où nous sommes ce jour-là, nous nous rendons dans le régiment le plus proche pour célébrer la bataille de Camerone."
Un partage avec le public
Au-delà de l'hommage, cette journée est l'occasion pour les civils de découvrir l'univers de la Légion étrangère. Des animations variées sont proposées jusqu'à samedi : stands de tir, élection de Miss Képi blanc, gala de boxe, tombola, sans oublier la présence de Tapanar, le mulet mascotte du régiment. Marie-Anne, fille de légionnaire, souligne l'importance de ces échanges : "C'est une bonne chose, car souvent on catalogue les légionnaires."
Un héritage historique
La bataille de Camerone a marqué l'histoire de la Légion étrangère. Le 30 avril 1863, la 3e compagnie, sous les ordres du capitaine Danjou, est envoyée en mission pour protéger un convoi. Attaquée par les forces mexicaines, elle résiste héroïquement, refusant de se rendre malgré les sommations. Les derniers survivants, à bout de munitions, continuent le combat à la baïonnette. Un compromis est finalement trouvé : les Mexicains acceptent de soigner les blessés et de laisser les armes aux légionnaires. L'empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du régiment étranger et que les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d'or aux Invalides.
Cette commémoration est un moment de transmission et de partage, où les valeurs de courage et de fidélité sont célébrées par les légionnaires et le public.



