Un président d'intercommunalité s'élève contre une action en justice visant le plan d'urbanisme
Jeudi 9 avril, à Salignac-Eyvigues en Dordogne, Patrick Bonnefon, président de la Communauté de communes du Pays de Fénelon, a exprimé sa ferme opposition lors d'une réunion informative avec les vingt-neuf autres élus. À peine installé, il a dénoncé le recours déposé devant le tribunal administratif de Bordeaux contre le Plan Local d'Urbanisme Intercommunal (PLUi).
Un PLUi fragilisé par une procédure judiciaire
Patrick Bonnefon a déclaré : « Notre PLUi vient d'être attaqué devant le tribunal administratif de Bordeaux. Même si cette action n'a pas de caractère suspensif, nous savons qu'il est d'ores et déjà fragilisé, dans l'attente d'un jugement en première instance qui ne devrait pas intervenir avant trois à quatre ans. » Cette annonce a marqué le début de son mandat, soulignant les défis à venir pour le développement territorial.
Refus des pressions et défense du monde rural
Le président a poursuivi en affirmant : « Au pays de La Boétie, nous ne nous soumettrons pas aux diktats des fonctionnaires. Nous refuserons la servitude volontaire et nous opposerons à ce que nous considérons comme des atteintes au monde rural. » Ces propos reflètent une détermination à protéger les intérêts locaux contre ce qu'il perçoit comme des ingérences extérieures.
Accusations portées contre des collectifs écologistes
Visiblement déterminé, Patrick Bonnefon a pointé du doigt la Sepanso et certains collectifs écologistes. Il les accuse de freiner les projets du territoire et de défendre, selon lui, des intérêts particuliers, au détriment du développement rural. Cette critique met en lumière les tensions entre les objectifs de développement et les préoccupations environnementales.
Cette situation illustre les défis auxquels font face les intercommunalités dans la mise en œuvre de leurs politiques d'urbanisme, notamment lorsqu'elles sont confrontées à des oppositions juridiques et associatives.



