À peine élu président de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique (Cara), Patrick Marengo rebat les cartes du « plan piscines » adopté par son prédécesseur Vincent Barraud. Le projet, d’un coût total de 120 millions d’euros sur vingt ans, prévoit la construction de trois piscines neuves à Royan, Étaules et Cozes, ainsi que la réhabilitation de celle de Saujon. Ce mardi 26 mai, les 63 élus communautaires sont invités à une « consultation démocratique » pour décider de la poursuite ou de la résiliation du contrat en cours.
Un projet verrouillé par l’ancienne majorité
Vincent Barraud, alors président de la Cara, avait fait adopter le plan piscines le 23 janvier dernier, avant les élections municipales. Un mois plus tard, il contractualisait avec le groupement d’entreprises retenu. Le coût pour l’agglomération comprend 47 millions d’euros pour les trois nouvelles piscines, 4 millions pour la réhabilitation de Saujon, et les coûts d’exploitation à compenser au concessionnaire, soit un budget annuel de 6 millions d’euros.
Une consultation sans valeur juridique mais politique
La consultation proposée par Patrick Marengo n’a pas valeur de délibération et n’engage juridiquement la Cara. Cependant, politiquement, le vote des élus est crucial. Il pourrait sceller le sort du projet actuel, mais une résiliation entraînerait des coûts estimés à 10 millions d’euros. La question posée est binaire : poursuite du contrat ou résiliation. En cas de résiliation, deux scénarios sont envisagés : un abandon définitif du plan piscines ou une redéfinition complète du projet.
Les élus sous pression
Parmi les 63 élus, 35 se prononceront pour la première fois, tandis que 28 avaient voté pour le plan en janvier, dont Patrick Marengo lui-même, alors vice-président en charge des grands projets. Aujourd’hui président, il est à l’origine de cette remise en question. Des membres de l’association Pays royannais Environnement prévoient de distribuer un tract devant le siège de la Cara pour s’opposer à la construction de la piscine d’Étaules, située dans le bois de la Picauderie. La « solidarité des projets » voulue par Vincent Barraud pourrait retarder l’ensemble des chantiers si un seul recours est déposé.



