Parentis-en-Born : une redistribution des indemnités municipales en faveur des conseillers délégués
Lors de leur réunion du 3 avril, les membres du Conseil municipal de Parentis-en-Born ont pris une décision significative concernant la rémunération des élus locaux. Ils ont fixé l'enveloppe globale mensuelle des indemnités à 10 065 euros bruts, un montant qui a été adopté à l'unanimité par l'assemblée.
Une composition municipale récemment installée
Le Conseil municipal, qui a été installé le 21 mars 2026, présente une configuration politique bien définie. La majorité est détenue par l'Union citoyenne pour Parentis avec 23 élus, tandis que chaque liste d'opposition, Mieux vivre ensemble à Parentis et Pour Parentis, compte trois représentants. L'exécutif municipal se compose de huit adjoints, complété par trois conseillers délégués et un conseiller référent, formant ainsi une équipe municipale complète pour ce nouveau mandat.
Une décision volontaire de réduction des indemnités
La particularité de cette délibération réside dans le choix volontaire de la maire, Marie-Françoise Nadau, et de ses adjoints de réduire leurs pourcentages d'indemnités. Cette baisse, exprimée en pourcentage d'un indice de référence du traitement des agents de la fonction publique territoriale, a un objectif précis : permettre l'attribution d'indemnités aux conseillers délégués et au conseiller référent, en les intégrant dans l'enveloppe globale prévue. Ainsi, les élus majoritaires ont fait le choix de redistribuer une partie de leur rémunération au profit de leurs collègues délégués.
Des majorations potentielles partiellement renoncées
La commune de Parentis-en-Born, en tant que chef-lieu de canton et station classée de tourisme, pourrait prétendre à des majorations importantes pour les indemnités de ses élus. Concrètement, ces majorations pourraient atteindre 15% pour le statut de chef-lieu de canton et 25% pour celui de station classée de tourisme. Cependant, la maire Marie-Françoise Nadau a proposé une approche modérée : renoncer complètement à la majoration au titre de chef-lieu de canton et limiter celle liée à la station classée de tourisme à seulement 17%.
Cette proposition n'a pas fait l'unanimité, avec trois voix contre lors du vote. Des élus de l'opposition, notamment Vanessa Ould-Sadoun et Nathalie Bouvard de la liste Pour Parentis, ont interrogé la possibilité de réduire davantage ces indemnités et de renoncer totalement à ces majorations. En réponse, la maire a défendu la cohérence des montants, soulignant qu'ils correspondent à une indemnisation juste des fonctions électives, tenant compte des spécificités de la commune, et surtout à la volonté de ne pas appliquer automatiquement les plafonds maximaux autorisés.
Un sacrifice financier concret pour les élus
L'impact financier de cette décision a été précisé par Éric Soulès, troisième adjoint. Il a révélé que le maire, les adjoints et les conseillers délégués renoncent collectivement à 23% de leurs indemnités potentielles. Cela se traduit par des réductions concrètes : 470 euros pour la maire, 188 euros pour chaque adjoint et 94 euros pour chaque conseiller délégué. Ce geste symbolique et financier illustre une volonté de modération et de solidarité au sein de l'équipe municipale, dans un contexte où la transparence et la gestion responsable des deniers publics sont de plus en plus scrutées.
Cette délibération, parmi les premières du nouveau mandat, établit ainsi un cadre financier équilibré pour le fonctionnement du Conseil municipal, tout en envoyant un signal fort sur les priorités de la majorité en place.



