Le maire de La Seyne-sur-Mer, Dorian Munoz, accompagné de son adjoint Philippe Le Sausse, a embarqué ce lundi avec la brigade nautique de la police municipale pour lancer une nouvelle mission : prévenir les échouements de bateaux le long de la corniche de Tamaris. Ces épaves, souvent causées par les forts vents d'est appelés largades, ternissent l'image de la commune et engendrent des coûts élevés de dépollution.
Une brigade déjà active en été
Créée il y a quatre ans, la brigade nautique de la police municipale intervenait jusqu'à présent uniquement pendant la saison estivale, principalement du côté des Sablettes. Ses missions incluaient la surveillance de la bande des 300 mètres, une compétence communale. Jean-Paul Raynard, chef de la police municipale, explique : « On veille à faire respecter les règles dans cette zone : vérification des immatriculations, contrôles de vitesse (5 nœuds maximum), respect de la zone de baignade. En cas d'infraction, le PV est transmis au préfet maritime et les personnes sont convoquées. Généralement, pour les grands excès de vitesse, c'est retrait de permis. On travaille en étroite collaboration avec les pompiers chargés de la surveillance des plages. »
Les agents nautiques, comme Fabien et Williams, interviennent à bord d'un semi-rigide Zeppelin équipé d'un moteur de 80 chevaux. Ils sont titulaires du Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA).
Anticiper les échouements
Suite à l'élection du nouveau maire, la brigade s'est vu confier une mission supplémentaire, concrétisant une promesse de campagne. Dorian Munoz déclare : « Depuis trop longtemps à La Seyne, on voit des bateaux venir s'échouer contre la corniche. Notre solution est de prévenir ce phénomène, en intervenant avant les périodes de largades. »
Ces phénomènes, récurrents entre septembre et novembre, provoquent le lâchage des amarres des bateaux en mouillage sauvage dans la baie du Lazaret. Les agents de la brigade nautique seront désormais chargés toute l'année d'identifier ces bateaux et leurs propriétaires. Ils privilégieront la pédagogie, mais pourront aussi verbaliser si nécessaire. L'objectif est d'en finir avec ces épaves, inesthétiques et coûteuses pour la collectivité.
Philippe Le Sausse, adjoint délégué à la mer, ajoute : « L'an dernier, sur toute la rade de Toulon, la DDTM a déboursé 600 000 euros pour l'enlèvement et la dépollution. Nous avons organisé un protocole avec la police nationale, la préfecture maritime et d'autres acteurs pour un résultat efficient. L'idée est d'anticiper pour ne plus subir. »
Il faudra attendre l'hiver prochain pour évaluer l'efficacité de cette stratégie. En se promenant sur la corniche, les habitants pourront constater si les échouements ont diminué.



