Vincent Bouget, maire de Nîmes : "Aller vite mais sereinement" pour l'intérêt général
Le nouveau maire de Nîmes, Vincent Bouget, a accordé sa première interview officielle à Midi Libre depuis son investiture le 27 mars 2026. Dans le bureau de l'hôtel de Ville, où l'emménagement est encore en cours, il affirme que son équipe est déjà au travail, avec un message clair : agir rapidement mais avec calme pour servir l'intérêt général.
Une équipe soudée face aux défis immédiats
Moins de deux semaines après les élections municipales, Vincent Bouget a enchaîné les rendez-vous. Dès le lendemain du second tour, il a rencontré les agents municipaux, puis l'administration, les élus, le préfet, et les maires de l'agglomération. "On veut aller vite, mais de façon sereine", insiste-t-il, soulignant la nécessité de répondre aux attentes de la population, notamment sur la sécurité.
La sécurité est une priorité affichée. Bouget a confirmé l'arrêté de fermeture des épiceries de nuit entre 22h et 6h, hérité de l'ancienne équipe, et a écrit au ministre de l'Intérieur pour demander des moyens supplémentaires. "Au-delà de la question du nombre de policiers, on peut gagner en efficacité si on travaille ensemble", explique-t-il, notant une collaboration plus étroite avec l'État.
Une majorité plurielle et structurée
Sur la composition de l'exécutif municipal, Bouget reconnaît la diversité des tendances de gauche au sein de sa liste, mais assure avoir créé une équipe soudée. "La volonté c'est bien qu'il y ait plusieurs groupes au sein de la majorité, qui est une majorité plurielle", dit-il, voyant dans cette diversité un enrichissement plutôt qu'un risque de désordre. Les élus travaillent en transversalité et complémentarité.
Pour la présidence de Nîmes Métropole, Bouget semble faire consensus parmi les maires de l'agglomération, qu'ils soient de gauche, de droite ou sans étiquette. "Tous ceux que j'ai rencontrés ont dit leur volonté de travailler pour l'intérêt général", rapporte-t-il, avec l'ambition d'avancer ensemble pour plus de fluidité et d'efficacité.
Éducation et identité : des enjeux clés
Sur l'éducation, Bouget conteste les fermetures de classes justifiées par la baisse démographique. "On aurait pu profiter de cette baisse pour améliorer les conditions d'apprentissage", argue-t-il, promettant de soutenir les parents et enseignants mobilisés. Il évoque aussi une réflexion sur la carte scolaire pour mieux comprendre les déséquilibres, comme la part importante d'élèves dans le privé.
Concernant l'identité de Nîmes, Bouget souligne son caractère méditerranéen et pluriel, mêlant influences romaines, espagnoles, italiennes, camarguaises et cévenoles. "C'est un carrefour culturel, et c'est cette richesse qu'il faut remettre en avant", affirme-t-il, visant une feria plus inclusive et partagée.
Actions concrètes et polémiques
Parmi les premières actions, Bouget cite la végétalisation partagée, des projets pour la jeunesse, et une réflexion sur la gratuité progressive des transports. Sur la polémique du parc Chirac, il maintient que le nom n'est pas adapté et propose d'en discuter avec le comité de quartier, sans effacer l'histoire locale.
En résumé, Vincent Bouget mise sur le dialogue et l'action collective pour relever les défis de Nîmes, avec une approche pragmatique et inclusive.



