Jean-Jacques Carlin, maire de Saint-André-de-la-Roche : « Je veux dépasser les étiquettes politiques »
Maire de Saint-André-de-la-Roche : dépasser les étiquettes politiques

Jean-Jacques Carlin, maire de Saint-André-de-la-Roche : « Je veux dépasser les étiquettes politiques »

Il a succédé à Honoré Colomas, maire pendant quarante-neuf ans. Jean-Jacques Carlin, élu au conseil municipal de Saint-André-de-la-Roche depuis 1983, commence son deuxième mandat à la tête de la commune. Rencontre avec cet élu local qui prône le dialogue au-delà des partis.

Un engagement débuté en 1983

Arrivé sans s’y attendre au conseil municipal en 1983, Jean-Jacques Carlin, aujourd’hui âgé de 68 ans, enchaîne les mandats depuis cette date. Il entame son deuxième en tant que maire, sans grande surprise, car il n’a pas eu d’opposant lors des élections. Interrogé sur l’absence de candidat face à lui, il déclare : « Je l’ignore. Je n’ai pas eu de contacts avec Kévin Beaujean, qui avait annoncé sa candidature sous la bannière Rassemblement national en janvier avant de jeter l’éponge, si ce n’est de l’avoir croisé une fois rapidement à une cérémonie il y a quelques mois. » Malgré sa candidature unique, le taux de participation a dépassé les 50 %, atteignant 55,86 %, ce qu’il juge positif.

Les raisons de son engagement

Sur ce qui l’a poussé à s’engager en 1983, Jean-Jacques Carlin explique : « Le maire, Honoré Colomas, m’avait proposé de rejoindre sa liste car j’étais membre du comité des fêtes. J’avais accepté sans penser être élu, mais c’était l’année où la proportionnelle s’installait. Finalement, je suis passé. » Il s’est investi pleinement, travaillant les dossiers entre midi et deux ainsi que le soir, tout en étant en activité professionnelle. « C’était intense, mais j’ai tout de suite aimé. Honoré Colomas m’a confié des responsabilités, avec plusieurs délégations : les sports, les ressources humaines, les finances, la vie associative, la jeunesse, etc. »

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Une approche au-delà des partis

Jean-Jacques Carlin a quitté le parti Les Républicains en 2022 et n’est plus encarté. Il a rejoint la majorité au conseil départemental et quitté le groupe d’opposition estrosiste. Il justifie cette décision : « Je le répète à chaque fois : on se doit de travailler avec tout le monde. Je maintiens cette position : nous avons besoin de partenaires. J’ai toujours collaboré avec le président du Département, Charles Ange Ginésy. Une commune a besoin de toutes les instances, y compris la Région, la Caisse d’allocations familiales. » Il ajoute : « Je veux dépasser les étiquettes politiques car j’estime que mon rôle est de dialoguer avec ceux qui sont en responsabilité. Mon but est de faire avancer les dossiers au profit des Saint-Andréens. »

Relations avec les autres élus

Concernant ses relations avec Éric Ciotti, nouveau maire de Nice et futur président de la Métropole, il indique : « Elles sont bonnes, nous avons déjà échangé brièvement. Deux quartiers de Saint-André-de-la-Roche, le Manoir et les Castors, sont imbriqués dans Nice, il y a une continuité de territoire. Nous coopérerons aussi dans le cadre de la Métropole. » Il insiste sur le fait que la carte politique n’a pas de sens pour lui, privilégiant l’action pour les habitants. Il en va de même avec le député de sa circonscription, Bernard Chaix, avec qui il entretient des relations de travail courtoises.

Réalisations et projets futurs

Interrogé sur un regret et une fierté de son premier mandat, Jean-Jacques Carlin réfléchit longuement avant de répondre : « Honnêtement non, je n’ai pas de regret car j’ai accompli bien plus que mon programme. Une fierté, oui, j’en ai une : c’est le projet Asten. » Ce projet, initié dès son premier jour de mandat en 2020, a nécessité quatre années de négociation pour que la commune rachète le site d’un fabricant d’asphalte pour 2,5 millions d’euros. Les travaux, incluant un désamiantage, sont en cours, avec des projets d’implantation d’un gymnase, d’un centre de formation et d’un clos bouliste.

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Pour son nouveau mandat, il cite parmi ses priorités : la couverture amovible de la piscine, l’agrandissement de la crèche La Grenouillère (avec 25 berceaux supplémentaires prévus pour 2027) et la poursuite de la piste cyclable jusqu’à la place Jules-Musso. Il souligne : « Toutes les voies de circulation ont été préservées, et des places de stationnement ont été conservées, répondant aux inquiétudes des automobilistes. »

Jean-Jacques Carlin conclut en affirmant son attachement à la proximité avec les habitants : « C’est d’être au plus proche des habitants, de pouvoir les aider. La mairie, c’est le premier interlocuteur vers lequel se tournent ceux qui ont des problèmes, de tous ordres. » Sa vision reste centrée sur les réalisations concrètes, au-delà des considérations partisanes.