Interpellé par les représentants du personnel du lycée Gide au sujet de l'abandon des travaux, Fabrice Verdier, conseiller régional, a souhaité faire un point sur l'avancement du dossier. « Je comprends leur inquiétude et je partage le constat des difficultés rencontrées au lycée Gide, qui est victime de son succès. L'enseignement s'y déroule parfois dans des conditions compliquées, notamment en raison de la présence de préfabriqués. Cette situation est connue et prise en compte par la Région. Cependant, il n'y a pas d'abandon des projets d'investissement, contrairement à ce qu'ont pu évoquer les représentants du personnel. La Région travaille avec le lycée Gide, comme avec l'ensemble des établissements, dans le cadre d'un schéma directeur immobilier. Celui-ci permet d'avoir une vision globale des besoins et de programmer les investissements dans un plan pluriannuel », précise l'élu.
Des phases de travaux successives
Fabrice Verdier poursuit : « Le projet de restructuration globale des deux sites a toutefois été réajusté pour deux raisons : d'une part, des contraintes budgétaires qui concernent l'ensemble des 200 lycées gérés par la Région ; d'autre part, des contraintes techniques. En effet, dans l'ancien internat acquis par la Région auprès de la Ville, la structure porteuse impose des adaptations supplémentaires. Ces éléments nécessitent des études approfondies en 2026, pour un début des travaux prévu courant 2027. L'objectif est de permettre la création de nouvelles salles de classe et la suppression des préfabriqués à la rentrée 2028. Kamel Chibli, vice-président régional en charge de l'éducation, viendra confirmer ce calendrier auprès des représentants du personnel. Le schéma directeur sera par ailleurs réévalué en fonction des évolutions démographiques, des contraintes budgétaires et des spécificités de ce bâti particulier. »
Premières rénovations dès cet été
La restructuration globale se poursuivra par étapes : dès cet été, la salle polyvalente et la salle d'étude seront entièrement rénovées, et un logement de fonction sera réhabilité. Par ailleurs, la transformation de l'ancien internat en salles de classe permettra de supprimer les préfabriqués et d'améliorer nettement les conditions d'enseignement. Entre 2023 et 2025, 117 000 € ont déjà été investis dans les équipements au service des élèves et des équipes éducatives. Une réunion est prévue le 13 mai afin d'établir un plan précis concernant l'ensemble des opérations de maintenance.
Deuxième phase décalée
La deuxième phase du projet a été décalée dans le temps « en raison des contraintes budgétaires et techniques, mais aussi afin de tenir compte des évolutions démographiques ». L'objectif est de dimensionner au plus juste les équipements pour répondre aux besoins réels de la communauté éducative, sans surdimensionnement. « Nous cherchons ainsi à rationaliser nos équipements publics. L'enveloppe finale sera définie à l'issue des études. »



