Juvignac : une première séance du conseil municipal sous le signe de la nouvelle mandature
La séance du conseil municipal de Juvignac, tenue ce vendredi 10 avril, a marqué l'entrée concrète dans la nouvelle mandature sous l'égide de Serge Gros. Après une période électorale intense, l'heure était au déploiement de l'architecture administrative et aux premières orientations financières de la ville, qui restent cependant encore dans le vague.
Un exécutif structuré et une opposition intégrée
L'équipe municipale est désormais officiellement opérationnelle avec la nomination de huit adjoints. De Régine Velay, première adjointe, à Rémi Pauthe, cet exécutif resserré aura la charge de traduire les promesses de campagne en actions publiques. Parallèlement, le conseil a acté la création des commissions thématiques.
Si le maire préside de plein droit ces instances, leur fonctionnement repose sur l'élection de vice-présidents par commission. Point crucial pour la démocratie locale : la composition de ces groupes de travail respecte la représentation proportionnelle, garantissant aux élus de l'opposition, notamment Juvignac, Notre Avenir en Commun et Juvignac Écologique et Solidaire, un droit de regard et de contribution sur les dossiers structurants avant leur passage en séance plénière.
Indemnités : entre transparence et légalité
Un point d'attention a porté sur les indemnités de fonction. Pour une commune de la strate de Juvignac, qui compte environ 14 000 habitants, l'indemnité de base du maire est légalement plafonnée à 2 779 euros brut mensuel. Toutefois, le montant voté est apparu supérieur en raison de majorations spécifiques autorisées par le Code général des collectivités territoriales.
Ces ajustements, notamment au titre de bureau centralisateur de canton ou de l'éligibilité à la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU), bien qu'encadrés, restent un sujet de vigilance pour les élus et les administrés quant à l'équilibre de l'enveloppe indemnitaire globale.
Le débat d'orientations budgétaires : un état des lieux préliminaire
Le cœur de la séance a été consacré au débat d'orientations budgétaires (DOB). Ce passage obligé a permis de dresser un état des lieux de l'endettement et des capacités d'autofinancement de la commune. Ce diagnostic financier, qui reste largement à faire selon l'édile, est le prélude indispensable au prochain conseil.
Fixé au 17 avril, ce prochain conseil verra le vote du budget primitif et l'arbitrage final sur les taux de fiscalité locale pour l'année 2026. Les orientations budgétaires esquissées lors de cette première séance demeurent encore dans le vague, laissant entrevoir des décisions cruciales à venir pour la gestion municipale.
Cette séance inaugurale a donc posé les bases de la nouvelle mandature, avec une attention particulière portée à la transparence des indemnités et à la préparation du budget, tout en intégrant l'opposition dans le processus décisionnel.



