Stabilité fiscale pour les habitants de l'agglo Hérault Méditerranée
Lors d'une séance d'assemblée particulièrement efficace tenue à Pomérols le lundi 20 avril 2026, les élus de la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée ont pris une décision attendue par de nombreux contribuables : tous les taux d'imposition locale seront maintenus inchangés pour l'année en cours. Cette décision fiscale intervient dans un contexte économique et immobilier déjà fragilisé, offrant ainsi une forme de répit aux administrés.
Une assemblée nouvelle qui s'organise rapidement
La séance, présidée avec efficacité par Gwendoline Chaudoir, a permis à la nouvelle assemblée de désigner l'ensemble de ses représentants dans les différents organismes et syndicats mixtes où l'agglo est impliquée. Contre toute attente, cette tâche fastidieuse a été expédiée en moins d'une heure pour une soixantaine de questions, démontrant une organisation remarquable après l'élection récente de la présidente et de ses vice-présidents.
Les détails des taux maintenus
Par la voix du vice-président aux finances, Stéphane Pépin-Bonet, il a été officiellement acté que tous les taux de fiscalité directe locale « demeureraient inchangés ». Concrètement, cela signifie :
- Taxe foncière sur les propriétés bâties : 2,75 %
- Taxe foncière sur les propriétés non bâties : 3,45 %
- Taxe d'habitation sur les résidences secondaires : 10,88 % (inchangée depuis 2011)
- Cotisation foncière des entreprises : 33,40 % (inchangée depuis 2011)
Cette stabilité fiscale est présentée comme une mesure de soulagement, alors que le budget de la CAHM (Communauté d'Agglomération Hérault Méditerranée) est décrit comme particulièrement serré, avec des marges de manœuvre limitées.
La taxe d'enlèvement des ordures ménagères également figée
Quant à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, dont le montant est intégralement reversé au Sictom Pézenas-Agde, son taux reste lui aussi inchangé depuis 2010, fixé à 15,44 %. Bien que souvent impopulaire, cette taxe ne connaîtra donc pas d'augmentation cette année, ce qui constitue un moindre mal pour les contribuables.
Dans le langage politique local, maintenir les taux inchangés équivaut à se féliciter de ne pas les avoir augmentés, une décision stratégique visant à ne pas alourdir davantage la pression fiscale dans un territoire déjà économiquement secoué. Cette approche prudente reflète les réalités budgétaires contraignantes auxquelles font face les collectivités territoriales aujourd'hui.



