Grenoble Métropole : élection présidentielle reportée au 30 avril
Grenoble Métropole : élection présidentielle reportée

Le conseil métropolitain de Grenoble n’est pas parvenu à désigner son nouveau président dans la nuit de jeudi à vendredi, reportant le scrutin au 30 avril prochain. Le conseil de la Métropole de Grenoble a échoué dans la nuit de jeudi à vendredi à se choisir un président et le vote a été reporté d’une semaine, a-t-on appris auprès de participants.

Deux tours sans majorité

Démarrée jeudi en début d’après-midi et achevée tard dans la nuit, la première séance de la nouvelle assemblée élue, entrecoupée de longues tractations en coulisses, a donné lieu à deux tours de vote qui n’ont pas permis de départager les candidats. Quatre élus étaient initialement en lice : Raphaël Guerrero (DVC), maire de Jarrie et vice-président aux finances sortant ; le maire PS de Seyssinet-Pariset Guillaume Lissy, à la tête d’un collectif d’élus de gauche (socialistes, communistes, écologistes), dont la nouvelle maire de Grenoble Laurence Ruffin ; l’Insoumis grenoblois Allan Brunon et l’élu RN d’Échirolles Enzo Billon. Aucun d’entre eux n’a obtenu la majorité absolue requise (56 voix sur 110), Raphaël Guerrero arrivant en tête lors des deux premiers tours avec 50 puis 51 suffrages, devant Guillaume Lissy avec 47 voix à deux reprises. Allan Brunon a récolté 9 voix au premier tour puis 8 au deuxième tour.

Une suspension de séance après un incident médical

Un troisième tour permettant d’élire le président à la majorité relative était attendu dans la nuit après de longues tractations en coulisses, mais la séance a été suspendue peu après 2 heures du matin après un malaise de Guillaume Lissy et le vote renvoyé à jeudi 30 avril, a annoncé la présidente de séance, Françoise Fontana.

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Le nouvel élu à la tête de cette Métropole regroupant 49 communes et représentant quelque 450 000 habitants doit succéder au président sortant, Christophe Ferrari (ex-Place Publique), en poste depuis 2015, et qui ne se représentait pas. Ce dernier mandat avait été émaillé de vives tensions entre Christophe Ferrari et le maire écologiste de Grenoble Éric Piolle, qui avait à l’époque soutenu un autre candidat.

Laurence Ruffin, qui a succédé le mois dernier à Éric Piolle à la mairie de Grenoble, avait indiqué de longue date vouloir tourner la page de ces divisions, plaidant pour une Métropole « apaisée, qui respecte toutes ses communes ». « La ville-centre n’est pas là pour prendre toute la place. Mais la Métropole ne peut pas avancer sans elle. Aujourd’hui, c’est la faiblesse des candidatures construites sans Grenoble. Sans la ville-centre, la Métropole ne fonctionnera pas. Nous l’avons déjà vécu lors du mandat dernier. Et personne ici ne souhaite que ça se fasse à nouveau comme ça », a-t-elle déclaré jeudi avant le vote.

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