Éric Ciotti dénonce une dette pharaonique de 2,5 milliards à la Métropole Nice Côte d'Azur
Ciotti étrille la gestion d'Estrosi et sa dette de 2,5 milliards

Éric Ciotti dévoile une réalité budgétaire catastrophique à la Métropole Nice Côte d'Azur

À peine élu président de la Métropole Nice Côte d'Azur ce jeudi 9 avril 2026, Éric Ciotti a immédiatement fustigé la gestion budgétaire de son prédécesseur Christian Estrosi. Dans une déclaration sans concession, il a dépeint une situation financière alarmante pour l'intercommunalité.

Une dette qui explose depuis 2008

Éric Ciotti a présenté des chiffres accablants concernant l'évolution de la dette métropolitaine. Il a rappelé qu'en 2008, la dette de l'intercommunalité (alors TANCA) s'élevait à 828 millions d'euros. Quatre ans plus tard, en 2012, elle avait déjà bondi à 946 millions d'euros. La tendance s'est poursuivie avec une augmentation spectaculaire jusqu'à atteindre 1,7 milliard d'euros en 2024.

« Aujourd'hui, il faut avoir le courage de dire la vérité à nos concitoyens », a déclaré le nouveau président. « Le courage de dire que la métropole Nice Côte d'Azur se trouve en grande difficulté. Les chiffres parlent d'eux-mêmes ».

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Le chiffre pharaonique de 2,5 milliards d'euros

La révélation la plus marquante concerne la dette consolidée de la métropole. En intégrant l'ensemble de la galaxie métropolitaine et les régies publiques, Éric Ciotti a annoncé que cette dette atteindrait près de 2,5 milliards d'euros en 2026.

« Hélas, ce n'est pas tout », a poursuivi l'élu. « Si l'on intègre l'ensemble à la galaxie métropolitaine, les régies publiques, la dette consolidée de la métropole, en 2026 atteindra le chiffre pharaonique de près de 2 milliards d'euros. 2 milliards et demi, c'est la somme que les générations futures devront renforcer ».

Les premières mesures de rigueur annoncées

Face à cette situation, Éric Ciotti a immédiatement annoncé des mesures d'économies significatives. Les indemnités des conseillers métropolitains vont être réduites d'un tiers, permettant selon lui des économies de près de 700.000 euros par an, soit 5 millions d'euros sur l'ensemble de la mandature.

« Cette décision ne relève pas du gadget de communication du savoir », a-t-il insisté. « Elle inaugure une nouvelle ère budgétaire ».

Pas de hausse d'impôts malgré la dette

Contrairement à ce qu'on pourrait attendre face à une telle dette, Éric Ciotti a exclu toute augmentation des prélèvements obligatoires. Il a même annoncé une baisse de la taxe foncière qui sera accompagnée d'une réduction de la taxe métropolitaine sur la collecte des ordures ménagères.

« J'assume », a lancé le président. « Moins de taxes, moins d'impôts, moins de règles et plus de liberté. C'est ce vent de liberté que je veux voir souffler sur notre Métropole ».

Cette première prise de parole d'Éric Ciotti à la tête de la Métropole Nice Côte d'Azur marque un tournant dans la communication politique locale. Le ton est résolument critique envers l'ancienne gestion tout en promettant une nouvelle approche basée sur la rigueur budgétaire et la réduction des prélèvements.

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