Budget de transition à Sarlat : études pour une salle des fêtes et la place Pasteur
Budget de transition à Sarlat : études pour salle des fêtes et place Pasteur

Le premier budget de la nouvelle municipalité de Sarlat en Dordogne se traduit par le lancement de deux études, l'une pour construire une salle des fêtes à côté du centre culturel et l'autre pour aménager la place Pasteur. Une prudence extrême, selon les oppositions, que le maire justifie.

Un budget de transition

Le maire (Les Républicains) Basile Fanier l'avait déjà martelé lors du débat d'orientations budgétaires, il l'a répété lors de la séance du Conseil municipal du mercredi 29 avril, consacrée au vote du budget. « C'est un budget de transition construit en quelques jours », dit-il, parlant d'une « reprise en main ». Il faudra attendre quelques mois et l'adoption d'un budget modificatif pour découvrir l'orientation que va donner la nouvelle municipalité à ses projets.

En attendant, le premier magistrat a de nouveau soutenu que la gestion de l'équipe précédente « pesait lourdement sur les comptes ». Et d'ajouter, en s'adressant à Fabienne Lagoubie (Place publique), que les promesses avaient été multipliées avant les élections, notamment auprès d'associations : « Des études avaient été financées pour quelques milliers d'euros », sans que la collectivité soit en mesure d'assumer les engagements derrière. « On ne va pas balader les Sarladais pendant des années », a tonné Basile Fanier.

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Réactions des oppositions

Une incrimination de la municipalité de Peretti qui est « de bonne guerre », a convenu l'ex-première adjointe, glosant sur le fait que cet argument ne pourra pas être employé « éternellement ». D'autant que Basile Fanier n'est pas un élu néophyte : « Vous aviez accès à l'ensemble des données financières ».

Autant de raisons pour lesquelles elle « regrette cet excès de prudence », évoquant un budget « à l'arrêt ». Elle s'est autorisé une petite leçon forgée à l'aune de son expérience : « Les territoires ruraux attendent des décisions, des actions. Souvent, les investissements sont faits d'opportunités. Il faut faire preuve de créativité et d'ingéniosité ».

« Un budget en demi-teinte, il manque une feuille de route », a commenté de son côté Luis Ferreyra (apparenté LFI), une manière de dire qu'il aurait opté pour « un budget de combat pour redonner une nouvelle impulsion à la ville ». Bref « une impression de naviguer à vue » qui le fait s'interroger sur la réalisation des promesses de campagne.

Projets annoncés

Il faudra ainsi patienter pour la mise en place d'une carte de stationnement résidentiel destinée aux Sarladais, elle sera délivrée « avant la fin de l'année », a annoncé le maire. Autre dessein annoncé, l'instauration d'une mutuelle communale : « On a échangé avec d'autres collectivités ».

Deux projets sont lancés, dotés chacun d'une enveloppe de 50 000 euros, pour entamer les études. D'abord l'extension du centre culturel (qui va devenir aussi un centre des congrès), avec la construction d'une salle des fêtes. Un choix de site contestable pour Fabienne Lagoubie, qui a relancé la suggestion moins « coûteuse » de l'aménager dans la première barre de France Tabac. « Une fausse bonne idée », a répliqué Basile Fanier pour qui l'investissement serait équivalent, après la comparaison avec un équipement similaire à Toulouse.

Seconde action, l'aménagement de la place Pasteur « pour augmenter la capacité de stationnement », tout en œuvrant à son « intégration paysagère ». Un état des lieux des locaux de l'ex-lycée hôtelier voisin sera effectué, avec l'objectif d'héberger des associations et d'y implanter des commerces. À ce sujet, Luis Ferreyra n'a pas raté l'occasion de rappeler qu'en juillet 2025, il avait aux côtés du maire actuel plaidé pour un transfert de la librairie indépendante de l'association La Pelle aux idées au sein de l'ancien établissement. Basile Fanier a prudemment répondu qu'il attendait d'abord un retour sur le coût de la mise aux normes.

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Budget participatif et recrutements

Fabienne Lagoubie a questionné le maire sur l'avenir du budget participatif, qui était doté de 100 000 euros (voire un peu plus) tous les ans et qui a permis l'aménagement récent du mur d'escalade au Plantier ou d'un pumptrack à La Canéda. Sur ce point, Basile Fanier a assuré ne pas vouloir se limiter à cette seule démarche de démocratie participative, mais souhaiter l'élargir à l'organisation de « référendums municipaux » et de « consultations », à l'image de celle en cours au sujet des attentes de la population sur la prochaine saison culturelle.

Basile Fanier a par ailleurs annoncé le recrutement de deux policiers municipaux supplémentaires, « un réel besoin » selon lui, mais « un choix discutable » pour Luis Ferreyra, qui privilégie la prévention ou la refonte des horaires de l'effectif actuel. Autre changement avec la Fête de la musique, qui va s'étaler sur deux jours. La Ville a reçu environ 70 candidatures d'artistes et de groupes qui souhaitent se produire. La première manifestation au format renouvelé est les Journées du terroir, jeudi 14 et vendredi 15 mai.