Le Conseil municipal de Pontonx-sur-l'Adour a voté le budget primitif 2026, marqué par une baisse des recettes fiscales et une volonté de prudence. Si les taux d'imposition restent inchangés, les élus de la minorité se sont abstenus, pointant du doigt certains investissements et l'entretien de l'église.
Un budget de transition
Mardi 28 avril, c'est sans surprise que les cinq élus de la minorité se sont abstenus lors du vote du budget primitif 2026, qui s'équilibre à la somme de 4 183 479,73 € en fonctionnement et à 723 397,27 € en investissement. Le maire, Philippe Jamet, a chargé Roger Labarthe, adjoint aux finances, de le présenter : « Nous avons établi un budget de transition raisonnable avec la volonté de mettre un coup de pouce sur l'éducation et la culture, limiter l'investissement aux dépenses indispensables, mobiliser des subventions auprès des partenaires institutionnels chaque fois que cela sera possible et dégager un excédent suffisant pour couvrir le remboursement des emprunts (194 805 euros) et les investissements indispensables. »
Les critiques de la minorité
Au nom des cinq élus de la minorité, Jean-Marie Darbayan, dans une intervention courtoise, a dit reconnaître pas mal de lignes budgétaires de l'ancienne équipe même si l'achat de tablettes pour les élus et de matériel vidéo pour la salle du Conseil (14 000 euros) lui semble excessif. Autre observation : l'absence d'une ligne budgétaire pour la consolidation du clocher de l'église, en espérant que les 24 600 euros de réserve serviront à réparer la toiture, elle aussi endommagée.
Baisse des recettes et incertitudes
Mais c'est surtout le manque à gagner de 400 000 euros sur les taxes foncières qui inquiète l'ancien adjoint, dont 315 000 euros pour l'ancienne entreprise Solarezo, l'État ne compensant plus. À cela s'ajoute la baisse de recettes de 65 000 euros des carrières Daniel, en fin d'exploitation. Une inquiétude partagée par les élus de la majorité qui ont déploré une DGF désormais à zéro, même si, cette année, elle est compensée par une DSR de 30 000 euros. Un climat de grande incertitude donc, qui plombe le moral des élus.
Taux d'imposition maintenus
Pour autant, à l'unanimité, ceux-ci ont décidé de maintenir les mêmes taux d'imposition qu'en 2025. S'agissant des subventions aux 31 associations, 63 687 euros (+ 2 %) ont été budgétés. Deux nouvelles viennent émarger, à savoir la Confrérie de l'asperge blanche des sables (300 euros) et l'APE (300 euros). Le Comité de jumelage percevra 1 074 euros et la coopérative scolaire 2 628 euros.



