Didier Brémond conserve la présidence de l'agglomération Provence verte
Les élus de l'agglomération Provence verte ont consacré la matinée et le début d'après-midi du 9 avril 2026 à procéder aux élections des instances dirigeantes. Ce premier conseil communautaire de la mandature 2026 a été marqué par la stabilité, avec la reconduction attendue de Didier Brémond à la présidence.
Une élection sans surprise pour le président sortant
Seul candidat à sa propre succession, Didier Brémond a obtenu 52 voix sur les 57 possibles, confirmant ainsi son statut de figure incontournable de la Provence verte. Le scrutin a également enregistré 4 votes blancs ou nuls, dont un bulletin décoré d'un cœur et d'une fleur, ainsi qu'une voix inattendue pour Vesselina Garello, la nouvelle maire de Saint-Maximin.
« Cette troisième élection est un honneur mais aussi un engagement qui m'oblige », a déclaré le président réélu en ouverture de son mandat. « Je souhaite la bienvenue aux nouveaux maires, ainsi qu'aux 57 élus qui représentent les 107 000 habitants du territoire. »
Saint-Maximin retrouve une place dans les instances
L'un des principaux changements de cette élection réside dans le retour de Saint-Maximin au sein des instances dirigeantes. Didier Brémond a en effet acté le principe d'attribuer la deuxième vice-présidence à cette commune, qui constitue avec Brignoles l'une des deux plus importantes de l'agglomération en termes de population.
Vesselina Garello a ainsi été élue vice-présidente avec le même score que le président, soit 52 voix. « Je me réjouis du travail à venir et que Saint-Maximin soit de nouveau représentée dans les instances de la Provence verte », a-t-elle affirmé, visiblement satisfaite de cette réintégration.
Une équipe vice-présidentielle renouvelée mais stable
L'élection des 15 vice-présidents s'est déroulée selon des principes établis par Didier Brémond :
- La première vice-présidence revient au doyen Jean-Pierre Véran, conformément à la tradition établie depuis la création de l'agglomération il y a près de dix ans
- Reconduction des vice-présidents sortants réélus maires
- Une vice-présidence pour les maires en deuxième mandat
- Une vice-présidence représentant les communes de moins de 1 000 habitants, confiée à Laurent Gueit, maire de Mazaugues
La composition complète du bureau communautaire comprend 31 élus, avec des vice-présidents représentant les différentes communes du territoire : Jean-Pierre Véran (Cotignac), Vesselina Garello (Saint-Maximin), Jean-Claude Félix (Rocbaron), Romain Debray (Entrecasteaux), Jean-Michel Constans (Tourves), Jérémy Giuliano (Le Val), Franck Pero (Bras), Jean-Martin Guisiano (Méounes-lès-Montrieux), Ollivier Artuphel (Nans-les-Pins), Carine Paillard (Plan-d'Aups-Sainte-Baume), Alain Ravanello (Carcès), Patrice Tonarelli (Rougiers), Gilbert Bringant (Forcalqueiret), Laurent Gueit (Mazaugues) et Chantal Lassoutanie (Premier-adjoint au maire de Brignoles).
L'esprit de coopération au cœur du nouveau mandat
Pour clore cette séance d'installation et entamer son troisième mandat, Didier Brémond a rappelé les fondamentaux de l'intercommunalité : « Dans le jargon juridique, l'agglomération est un établissement public de coopération intercommunale. Et il est un mot essentiel : la coopération. C'est permettre à chaque commune d'être écoutée, quelle que soit sa taille ; c'est admettre l'idée qu'un projet ne peut plus forcément se penser à la seule échelle communale ; c'est enfin, et peut-être avant tout, s'aider les uns les autres et soutenir les communes membres de l'Agglomération. »
Le président a également évoqué la nécessité de construire ensemble, au cours des prochains mois, un projet de territoire cohérent, que ce soit sur le plan financier, matériel ou stratégique. Malgré quelques changements parmi les élus, notamment la défaite de l'ancien premier vice-président Sébastien Bourlin face à Ninuwé Descamps, celle de Michel Gros à La Roquebrussanne, ou le départ volontaire d'Eric Audibert à Montfort, l'agglomération conserve selon lui une unité certaine.
Les projets ne manqueront pas pour ce mandat qui débute, certains faisant consensus tandis que d'autres susciteront probablement des débats. Mais la stabilité de la gouvernance, avec Didier Brémond à sa tête et l'intégration de Saint-Maximin dans les instances, semble offrir des bases solides pour les défis à venir.



