Albret Communauté : la gauche prête à un consensus pour la présidence sous conditions
Albret Communauté : consensus possible pour la présidence

Albret Communauté : vers un consensus politique pour la présidence ?

La plus importante communauté de communes de Lot-et-Garonne par le nombre d'habitants, Albret Communauté, se prépare à élire son président ce mercredi 22 avril. Les 53 délégués, dont l'assemblée compte dix nouveaux maires sur 33, rendent incertain le centre de gravité politique de cette institution clé du territoire.

Alain Lorenzelli face à un renouvellement délicat

Alain Lorenzelli, maire centre droit de Bruch et président sortant, brigue un nouveau mandat. Cependant, le renouvellement significatif de l'assemblée, avec près d'un tiers de nouveaux élus, complique considérablement les prévisions. « Une réunion est prévue avec les 33 maires du territoire. L'idée est d'aller vers une forme de consensus », explique Ludovic Biasotto, maire de Lavardac, dont le nom a circulé pour une éventuelle candidature.

Les conditions non négociables de l'opposition

La gauche d'opposition semble prête à s'accommoder d'un consensus avec la majorité en place, mais seulement si ses conditions fondamentales sont remplies. La santé rurale constitue le point central des négociations. « Aujourd'hui, le problème majeur de la ruralité, ce n'est pas la sécurité, mais l'accès aux soins », insiste Ludovic Biasotto, proposant que la santé devienne une compétence officielle de la collectivité.

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Nicolas Lacombe, maire de Nérac, maintient quant à lui des exigences spécifiques : « Nous sommes effectivement dans l'idée d'une continuité, mais nous voulons quelques garanties dans le mandat. Pour Nérac, c'est la prise en compte des charges de centralité ». Il réclame une participation aux frais de fonctionnement des équipements communautaires utilisés par tous les habitants.

Négociations autour d'une vice-présidence à la santé

Au fil des discussions, le principe d'une douzième vice-présidence dédiée à la santé aurait été accepté par Alain Lorenzelli. La gauche souhaiterait que ce nouveau siège lui revienne, proposant Christophe Sans, le nouveau maire de Buzet, pour l'occuper. Michel Sabathier, édile de Saint-Pé-Saint-Simon, serait également intéressé par cette mission.

L'opposition reste toutefois ferme sur un point crucial : elle exige autant de délégations que la majorité. Les conseillers départementaux Ludovic Biasotto et Valérie Tonin pourraient ainsi obtenir des responsabilités significatives au sein de l'exécutif.

La méthode de travail en question

Alain Lorenzelli, toujours à la tête du Parti radical valoisien de Lot-et-Garonne, se dit ouvert au dialogue : « Je ne ferme aucune porte, mais nous verrons bien comment les choses seront le jour de l'élection. Concernant la santé, je suis favorable à ce que nous prenions la compétence ». Il met en avant une méthode de travail qui, selon lui, satisfait les élus et qu'il souhaite poursuivre.

Le président sortant a cependant précisé que la création d'une nouvelle vice-présidence ne pourrait se faire que dans le cadre de l'enveloppe budgétaire actuelle, ajoutant une contrainte financière aux négociations déjà complexes.

L'élection de mercredi s'annonce donc comme un véritable test de gouvernance pour cette collectivité rurale, où les enjeux de santé publique et d'équilibre politique se mêlent étroitement aux considérations budgétaires et territoriales.

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