Subvention controversée pour Sarah Knafo au Blanc-Mesnil : une enquête révèle les détails
Subvention de 20 000€ pour Sarah Knafo au Blanc-Mesnil

Une subvention municipale étonnante au cœur d'une enquête journalistique

Dans son ouvrage « Main basse sur la ville. Enquête au Blanc-Mesnil, territoire trahi de la République », la journaliste Nassira El Moaddem met en lumière une subvention municipale de 20 000 euros accordée en décembre 2020 à l'association Alexandre et Aristote, présidée par Sarah Knafo, alors peu connue du grand public. Cette aide financière, votée par le conseil municipal du Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis, a suscité des interrogations dès son attribution, notamment de la part de l'opposition locale.

Les détails d'une allocation controversée

Le 17 décembre 2020, le conseil municipal du Blanc-Mesnil a approuvé une subvention de 20 000 euros pour l'association Alexandre et Aristote, dont l'objet déclaré était de conseiller la municipalité sur les achats de livres et de sensibiliser les lycéens de la commune à la lecture. À l'époque, Sarah Knafo, aujourd'hui candidate à la mairie de Paris et compagne d'Éric Zemmour, n'avait aucun lien apparent avec cette ville de Seine-Saint-Denis, ce qui a alimenté les suspicions.

Le maire de l'époque, Thierry Meignen, a défendu cette décision en la qualifiant de « quelque chose de magistral qui va apporter un bien fou à nos enfants ». Cependant, l'opposition municipale s'est montrée circonspecte, exprimant publiquement ses doutes sur la pertinence et la transparence de cette allocation.

Les révélations de l'enquête de Nassira El Moaddem

L'enquête de Nassira El Moaddem, publiée chez Stock, révèle que les résultats concrets de cette subvention sont restés invisibles. La journaliste explore les aspects plus larges de la gestion municipale au Blanc-Mesnil, évoquant des thèmes tels que le clientélisme, la chasse aux sorcières et le harcèlement. Son travail met en lumière les questions éthiques et politiques soulevées par cette attribution de fonds publics.

Cette affaire illustre les défis liés à la transparence dans l'utilisation des subventions municipales, particulièrement lorsqu'elles concernent des personnalités politiques en devenir. Les interrogations persistent sur l'utilité réelle de cette aide et sur les motivations derrière son octroi, dans un contexte où la confiance des citoyens envers les institutions locales est cruciale.