L'élection cruciale de Sète Agglopôle Méditerranée
Les tractations ont été intenses cette semaine en amont de la soirée élective du mardi 31 mars pour la présidence de Sète Agglopôle Méditerranée. Il s'agira de désigner non seulement la nouvelle présidence, mais également les quinze vice-présidences de cette collectivité territoriale stratégique. Ces postes font l'objet de convoitises particulières, notamment de la part des élus sétois qui cherchent à peser dans les décisions de l'agglomération.
Un scénario consensuel se dessine
Dès le mardi 24 mars, au surlendemain de son élection à la mairie de Sète, Hervé Marquès a rencontré le président sortant Loïc Linarès. Alors que l'élu sétois avait initialement affirmé son ambition de briguer la présidence, un consensus semble désormais établi entre les deux hommes. Selon nos informations, Loïc Linarès pourrait être le seul candidat à se présenter, évitant ainsi un rapport de force qui lui serait a priori favorable.
Dans ce scénario, Hervé Marquès occuperait le poste de premier vice-président, posant les bases d'une collaboration constructive entre la ville-centre et l'agglomération. Thierry Baëza, premier vice-président depuis l'arrivée de Loïc Linarès en mai 2025, aurait validé cet arrangement. Reste à déterminer quelle compensation serait accordée au maire de Mèze, homme de confiance du président sortant et élu influent du territoire.
La représentation sétoise renforcée
La présence de Sète au sein de l'exécutif de l'agglomération ne se limiterait pas à la première vice-présidence. La ville-centre pourrait obtenir d'autres postes stratégiques, selon nos sources. Blandine Authier et Vincent Sabatier seraient également candidats pour intégrer l'exécutif de Sète Agglopôle Méditerranée.
Si ce scénario se confirme, Sète disposerait ainsi de trois postes de vice-présidence, reproduisant le modèle de la mandature sortante où Jean-Guy Majourel, Laurence Magne et François Escarguel représentaient la ville. Cette configuration renforcerait considérablement l'influence sétoise dans les décisions de l'agglomération.
La gauche sétoise mise à l'écart
Malgré l'étiquette socialiste de Loïc Linarès - dont le parti a soutenu Laura Seguin au second tour des municipales - la gauche sétoise risque d'être la grande perdante de ces négociations. Laura Seguin, Chantal Boller (LFI) et Silvain Pastor (Les Écologistes) ne devraient obtenir aucun poste au sein de l'exécutif, selon nos informations.
Cette perspective suscite l'irritation dans les rangs de la gauche locale. Certains s'interrogent même sur la possibilité que ces élus refusent de voter pour Loïc Linarès mardi soir, hypothéquant ainsi son élection. Notons que selon le protocole d'accord signé entre Les Écologistes, La France Insoumise et le Parti Communiste Français, Silvain Pastor aurait dû être le candidat à la présidence de Sète Agglo en cas de victoire de Laura Seguin aux municipales.
L'élection de mardi soir déterminera donc non seulement la direction de l'agglomération pour les années à venir, mais aussi l'équilibre des forces politiques entre la ville-centre et son territoire, avec des conséquences potentielles sur la gouvernance locale et les projets de développement de la région.



