Municipales 2026 à Sète : un bilan municipal sévèrement critiqué par les candidats
À l'approche des élections municipales de 2026 à Sète, les candidats Pascal Pintre, Laura Seguin, Daniel Pilaudeau, Sébastien Pacull et Sébastien Denaja livrent une analyse sans concession du bilan de l'équipe sortante, héritière de François Commeinhes et dirigée par Hervé Marquès. Leurs critiques portent sur des enjeux majeurs tels que la dette, la précarité, et la dégradation du cadre de vie.
Pascal Pintre : remettre les Sétois au cœur du projet municipal
Pascal Pintre souligne que si Sète a connu des réussites au cours des 25 dernières années, le modèle basé sur une attractivité sans limite a produit des effets indésirables. Il évoque un manque de logements, des prix de l'immobilier élevés malgré une urbanisation effrénée, un exode des jeunes, une baisse du nombre d'actifs, et un vieillissement de la population. Pour lui, il est déraisonnable de poursuivre dans cette voie. Il appelle à de nouvelles priorités, incluant le logement, l'emploi, la sécurité, la santé, l'authenticité et le cadre de vie, nécessitant une remise à plat du projet municipal avec une nouvelle équipe.
Laura Seguin : des promesses non tenues et des déséquilibres aggravés
Laura Seguin critique un bilan qui s'étend sur 25 ans, avec des promesses restées lettres mortes, comme la construction d'un palais des sports, une résidence artistique ambitieuse, ou la végétalisation. Elle pointe du doigt l'aggravation des déséquilibres, avec un taux de pauvreté atteignant 25 %, une absence de régulation des locations saisonnières, et une dégradation du cadre de vie due à l'avancée du béton. Elle dénonce également une démocratie locale confisquée et des affaires sanctionnées par la justice.
Daniel Pilaudeau : un système qui profite à une minorité
Daniel Pilaudeau affirme qu'à Sète, les profits et les capitaux bénéficient à une poignée de privilégiés, tandis que la population travailleuse subit une dégradation de ses conditions de vie. Il évoque des difficultés à se loger, la peur du chômage, et une exploitation généralisée. Il appelle à une mobilisation pour changer la société et le système, en mettant en avant les besoins de chacun, avec son parti Lutte ouvrière.
Sébastien Pacull : une ville fracturée entre vitrine et déclin
Sébastien Pacull décrit une ville fracturée, où une communication de prestige cache une réalité alarmante. Il critique la densification urbaine qui étouffe les quartiers, une modernité de façade qui dénature l'âme de Sète, et un dérapage financier avec une dette ayant explosé en six ans. Il note une insécurité en hausse de 43 %, une propreté défaillante, et une fracture sociale due à une gentrification forcée. Il prône une gestion transparente et durable pour rassembler les citoyens.
Sébastien Denaja : un boulet financier et un appauvrissement de la ville
Sébastien Denaja met en avant le boulet financier laissé par le bilan Marquès-Commeinhes, avec une dette de 98,6 millions d'euros en 2026, soit une augmentation de 30 millions en six ans. Il souligne que 59 % des investissements sont financés par l'emprunt, tandis que l'épargne de la ville s'est effondrée. Avec 25 % des citoyens vivant sous le seuil de pauvreté, il promet de redresser Sète en stabilisant la dette, en investissant avec transparence, et en recherchant des financements européens, sans augmenter les impôts.
Ces critiques dressent un portrait sombre de la situation à Sète, avec des candidats unis dans leur volonté de changement pour les prochaines élections municipales.



