À moins de trois mois des élections sénatoriales du 27 septembre 2026, le paysage politique de la droite dans l'Hérault se fragmente. Plusieurs candidats sont déjà déclarés, dont le sénateur sortant Jean-Pierre Grand (divers droite, proche Horizons), Joseph Francis (UDI) et Jean-François Audrin, maire de Saint-Georges-d'Orques et délégué départemental Horizons, qui milite pour une union de la droite et du centre.
L'appel à l'union d'Hervé Marquès
Hervé Marquès, maire de Sète et divers droite soutenu par Les Républicains et Renaissance, s'invite dans la campagne en lançant un appel au rassemblement. Dans un communiqué, il estime que « l'unité constitue aujourd'hui une condition essentielle pour faire face aux défis démocratiques et à la progression des extrêmes ». Il précise qu'aucun membre de sa majorité ne figurera sur une liste.
La menace des extrêmes
Marquès souligne que « les extrêmes avancent unis » tandis que les forces républicaines sont divisées. Il appelle à « un travail de dialogue et de rassemblement autour de valeurs communes et d'un projet partagé ». Le RN a désigné le Sétois Sébastien Pacull comme candidat.
Un enjeu pour la présidentielle
« À quelques mois d'une élection présidentielle décisive, un constat s'impose : alors que les extrêmes avancent unis, les forces démocratiques et républicaines apparaissent divisées, fragmentées », déclare le maire. Il met en garde contre les « logiques d'appareil et les ambitions personnelles » et appelle à « faire vivre l'esprit républicain, regagner la confiance démocratique et empêcher que les extrêmes trouvent dans nos divisions le chemin de nouvelles conquêtes ».
Réactions et perspectives
L'appel de Marquès intervient alors que les candidatures se multiplient à droite. Le sénateur sortant Jean-Pierre Grand et Joseph Francis sont déjà en lice, tandis que Jean-François Audrin porte une ligne d'union. Reste à savoir si cet appel sera entendu par les autres forces de droite dans l'Hérault.



