Le RN exige une baisse pérenne de la TVA sur les carburants compensée par des économies
RN : baisse de TVA sur les carburants et économies budgétaires

Le Rassemblement national réclame une baisse structurelle de la fiscalité sur les carburants

Le groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale a lancé un appel solennel au gouvernement, demandant la présentation d'un projet de budget rectificatif. Cette demande vise à intégrer une réduction significative de la fiscalité sur les carburants, accompagnée de mesures d'économies budgétaires pour compenser cette baisse. Thomas Ménagé, porte-parole du groupe RN, a formulé cette requête lors de l'émission Dimanche en politique sur France 3.

Une proposition chiffrée et détaillée

Le député du Loiret a précisé les contours de cette proposition. Le RN plaide pour une diminution pérenne du taux de TVA applicable aux carburants, qui passerait de 20% à 5,5%. Cette mesure représenterait un coût budgétaire estimé à 10 milliards d'euros. En parallèle, le parti d'extrême droite préconise une réduction temporaire des accises sur les carburants.

Thomas Ménagé a insisté sur l'importance de ne pas aggraver la dette publique. « Nous demandons solennellement à ce qu'il y ait un projet de loi de finances rectificative qui permette d'intégrer cette baisse de fiscalité et aussi d'apporter des économies. L'idée, ce n'est pas d'aggraver la dette », a-t-il déclaré.

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Le contexte international et les alternatives écartées

Cette initiative s'inscrit dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient et ses répercussions sur les prix des carburants. Le quasi-blocage du détroit d'Ormuz a notamment contribué à l'envolée des coûts. Le RN estime que l'État devrait renoncer à certaines recettes fiscales pour contrer cette inflation.

Cependant, le porte-parole a écarté l'option d'un blocage des prix, mise en œuvre par certains pays. Selon lui, cette mesure priverait les raffineurs d'« une marge minimum » et pourrait entraîner des pénuries de carburant.

La position du gouvernement et les réponses budgétaires

Face à cette demande, le gouvernement de Sébastien Lecornu maintient une approche différente. L'exécutif a opté pour des mesures ciblées et limitées d'aides aux professions les plus touchées par la hausse des prix, au nom du sérieux budgétaire.

Le ministre des Comptes publics, David Amiel, également interrogé sur France 3, a contesté l'idée selon laquelle l'État s'enrichirait sur le dos des consommateurs. Il a souligné que la hausse des recettes fiscales sur les carburants, évaluée à 270 millions d'euros, est compensée par le financement des mesures de soutien et l'augmentation des taux d'intérêt sur la dette.

David Amiel a également mis en avant la dégradation de la situation budgétaire et indiqué que le gouvernement procéderait à des annulations de crédits pour ajuster les finances publiques.

Ce débat illustre les divergences profondes entre l'opposition d'extrême droite et la majorité présidentielle sur la gestion de la crise des carburants et l'équilibre des finances publiques.

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