Julien Plantier, candidat divers droite aux élections municipales de Nîmes, a fait un point d'étape sur son projet Nîmes avenir avant la trêve estivale. Depuis trois mois, sept commissions planchent sur des propositions concrètes, avec environ vingt membres chacune, réunies trois à quatre fois. Sophie Roulle, ancienne adjointe à la Culture, coordonne le processus avec Gilles Cantal, préfet honoraire. « Il y a une vraie dynamique de groupe, une très grande liberté de réflexion », se félicite ce dernier.
Urbanisme : préserver le caractère de ville à taille humaine
La commission Nîmes aménagé s'est accordée à l'unanimité pour que Nîmes conserve son caractère de ville à taille humaine. Julien Plantier refuse tout étalement urbain. Il souhaite une « vraie concertation » dans le cadre de la révision du Plan local d'urbanisme et pour les projets existants (Mas Lombard, Hoche 2, Marché Gare).
Végétalisation et îlots de chaleur
Surpris par l'engouement pour la commission Nîmes durable, Plantier propose un « plan de végétalisation de grande ampleur ». Il reconnaît que les investissements passés ont négligé cet aspect. Une étude de six à huit mois sera lancée dès le début du mandat pour cartographier les îlots de chaleur. Une étude bâtimentaire dans les écoles évaluera les possibilités d'amélioration.
Sécurité : vidéosurveillance et police partagée
La commission Nîmes apaisé a largement débattu de la sécurité. Plantier estime qu'on a trop longtemps rejeté la faute sur l'État. Il propose l'installation de caméras de vidéosurveillance aux abords des écoles et l'expérimentation de portiques de sécurité. Il veut que la Ville s'engage financièrement pour un poste de police partagé à Pissevin, puis dupliquer le modèle à l'est de Nîmes. Il souhaite aussi réglementer les épiceries de nuit via des arrêtés municipaux, quitte à les défendre devant le tribunal administratif, notamment pour encadrer les horaires et interdire la vente de protoxyde d'azote. Une réflexion sur une brigade de sécurité résidentielle avec les bailleurs sociaux est également engagée.
Culture et éducation : campus vert et festival off
La commission Nîmes éclairant propose un campus vert dans le quartier Hoche 2, regroupant des équipements de la petite enfance à l'enseignement supérieur. La triennale d'art contemporain sera poursuivie, et l'idée d'un festival off de Nîmes est relancée.
Économie : rénovation des halles et label local
La commission Nîmes dynamique insiste sur la rénovation des halles, qui ne doit pas devenir « une galerie commerciale aseptisée ». Pour valoriser l'artisanat, un label local pourrait voir le jour. Plantier souhaite s'engager dans un marketing territorial pour rendre la ville « désirable ».
Solidarité et participation citoyenne
La commission Nîmes solidaire a travaillé sur le handicap, l'implication des clubs sportifs dans les écoles sur le temps périscolaire, un plan pour le bénévolat et la création d'un budget participatif. Aux 700 000 euros des conseils de quartier s'ajouteraient 300 000 euros, avec un vote annuel des propositions. De nouvelles places sont prévues dans les quartiers périphériques, comme rue Clérisseau, actuellement clôturée et en friche.
Coopération intercommunale : vers une communauté urbaine
La commission Nîmes coopératif estime que la communauté d'agglomération n'est plus adaptée. Plantier plaide pour un passage en communauté urbaine, avec de nouvelles compétences et des financements supplémentaires. Il envisage même le transfert de l'urbanisme à cette nouvelle structure.



