Municipales 2026 à Nîmes : le dépôt des listes en pleine effervescence
Les élections municipales de 2026 à Nîmes approchent à grands pas, et les candidats sont dans la dernière ligne droite pour déposer leurs listes complètes en préfecture. La date limite est fixée au 26 février à 18 heures, mais tous ne sont pas au même stade d'avancement. Actuellement, sur les six candidats en lice, un seul a officiellement déposé sa liste, créant une atmosphère de suspense et de pression dans la cité gardoise.
Les candidats qui se pressent et ceux qui sont prêts
Jeudi, la liste d'union de gauche Nîmes en commun, menée par Vincent Bouget, a donné le coup d'envoi des dépôts, marquant le début officiel de cette phase cruciale. Du côté de la droite, la liste Tout Nîmes de Franck Proust est déjà constituée, après avoir été présentée le 4 février. Son dépôt est prévu pour lundi prochain à 14 heures, effectué par Valentine Wolber, la numéro deux de la liste, dans une démarche discrète.
La liste de centre-droit L'Avenir nîmois, portée par Julien Plantier, a été présentée le 3 février et sera déposée en préfecture le 24 février, soit quatre jours après la révélation de son programme complet. Pascal Dupretz, candidat de La France Insoumise avec Nîmes écologique et solidaire, affirme que sa liste est "complète et même plus que complète", avec seulement de petits ajustements à effectuer. Il prévoit un dépôt le 23 février, après une communication prochaine.
Les stratégies et les galères des candidats
À l'extrême droite, Julien Sanchez, tête de liste Fiers d'être Nîmois pour le Rassemblement national, déclare que sa liste est "complète", mais il se réserve la possibilité de changements de dernière minute en cas de ralliements. Il cherche activement à attirer des anciens élus de la majorité Fournier, non retenus par Franck Proust, comme en témoigne le soutien récent de Christine Tournier-Barnier. Le dépôt de sa liste est prévu pour le 23 février, avec l'objectif de mêler des figures connues et des jeunes pour préparer l'avenir.
En revanche, la liste société civile de Jean-Marc Philibert, Vivons Nîmes, semble être la moins avancée. L'ancien gilet jaune manque encore une quinzaine de noms pour compléter sa liste. Il explique rencontrer des difficultés, avec des personnes sous pression des autres listes et craignant de s'engager. Philibert souligne : "Je me bats, les gens ont peur. Nous sommes une petite liste, mais nous pouvons influer à 3, 4 % sur un maire ou un autre. La République est en danger."
Cette course contre la montre illustre les enjeux politiques locaux et les défis organisationnels auxquels font face les candidats. Les prochains jours seront décisifs pour voir quelles listes parviendront à se présenter officiellement, dans une élection qui promet d'être serrée et animée à Nîmes.



