Municipales 2026 dans le Gard : la dernière ligne droite avant la clôture des candidatures
Ce jeudi 26 février, à 18 heures précises, le dépôt des listes pour les élections municipales des 15 et 22 mars sera définitivement clos dans le département du Gard. Jean-Louis Biou, directeur du service des élections à la préfecture du Gard, sera aux commandes pour enregistrer les ultimes candidatures. Huit communes avaient pris rendez-vous pour cette journée décisive, mais une seule, le village de Trèves, suscite une inquiétude particulière.
Un village dans l'impasse et des procédures renforcées
Si le préfet constate l'absence totale de candidats à Trèves, il nommera, après le 22 mars, une délégation spéciale de trois membres. Cette délégation, souvent composée de personnalités issues de l'administration ou de l'ancien maire, aura pour mission de gérer les affaires courantes – mariages, actes administratifs, paiement des factures – pendant trois mois, avant l'organisation d'une nouvelle élection. Sur les 350 communes que compte le Gard, seule Trèves se trouve donc dans cette situation délicate.
Depuis l'ouverture du dépôt des listes le jeudi 12 février, marquée par une forte affluence, jusqu'à ce mercredi 25 février après-midi, Jean-Louis Biou a comptabilisé 538 listes déposées, dont 187 présentant une seule liste. Une nouveauté majeure cette année : les communes de moins de 1 000 habitants sont soumises à un scrutin de liste, avec une alternance stricte hommes-femmes et la possibilité de déposer des listes incomplètes, comprenant de cinq à sept noms pour les plus petits villages.
Vigilance accrue sur la parité et les documents administratifs
Le service des élections, qui mobilise une vingtaine de personnes, a dû redoubler de vigilance concernant le respect de la parité. Cette surveillance s'exerce dans les trois sites de réception des candidats : la préfecture du Gard à Nîmes, ainsi que les deux sous-préfectures d'Alès et du Vigan.
Les mandataires des listes doivent fournir une série de documents : identités des colistiers, désignation des futurs élus communautaires, pièce d'identité valide, attestation d'inscription sur les listes électorales (ou à défaut, justificatif d'attachement fiscal), et pour chaque candidat, une fiche individuelle ainsi qu'un document administratif Cerfa. "On constate souvent des erreurs, car on nous fournit une copie de ce document alors qu'il nous faut l'original", confie Jean-Louis Biou.
Les candidats doivent également s'engager à ne pas être inéligibles : absence de casier judiciaire, pas de mise sous tutelle, et non-occupation de fonctions incompatibles comme magistrat ou agent municipal. Toutes ces déclarations sont rapidement vérifiées grâce à des applications dédiées. "Au besoin, des questions peuvent être posées au candidat", précise le directeur. Les ressortissants de l'Union européenne, quant à eux, "doivent s'engager sur l'honneur à ne pas avoir été condamnés dans leur pays".
La suite des opérations : validation, tirage au sort et campagne
Après le dépôt, la préfecture délivre un récépissé au mandataire, dans l'attente de la validation définitive des listes. Certains noms peuvent être retoqués, comme cela s'est produit récemment à Nîmes. Ensuite, le processus s'accélère : le tirage au sort pour l'attribution des emplacements d'affichage aux listes candidates dans les communes gardoises se déroulera vendredi 27 février, en matinée, dans les locaux de la préfecture à Nîmes.
La campagne électorale débutera officiellement le lundi 2 mars, à moins de deux semaines du premier tour. Une période intense s'annonce donc pour les candidats et les services préfectoraux, qui veillent au strict respect des règles dans cette échéance démocratique majeure.



