Jean-Luc Mélenchon officialise sa candidature à la présidentielle
Mélenchon officialise sa candidature

Jean-Luc Mélenchon officialise sa candidature à la présidentielle

Ce mardi, Jean-Luc Mélenchon a annoncé officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Dans une déclaration depuis son fief de Marseille, le leader de la France insoumise a promis une campagne de rupture avec le système actuel.

« Allez, zou ! », a-t-il lancé, reprenant son expression fétiche, avant de détailler les grands axes de son programme. Il a notamment insisté sur la nécessité d'une VIe République et d'une sortie des traités européens.

Une candidature attendue

Cette officialisation met fin à des mois de spéculations. Mélenchon, qui avait déjà été candidat en 2012, 2017 et 2022, s'était retiré de la vie politique après sa dernière défaite, mais avait laissé entendre qu'il pourrait revenir. Sa décision intervient dans un contexte de recomposition de la gauche, avec une union fragile autour du Nouveau Front populaire.

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Les proches du député des Bouches-du-Rhône affirment que sa candidature est « la seule à même de rassembler le peuple de gauche ». Cependant, des voix dissonantes se font entendre, notamment chez les écologistes et les socialistes, qui craignent une hégémonie insoumise.

Une campagne sous le signe de la rupture

Mélenchon a promis une campagne « populaire et participative », avec des meetings dans toute la France. Il entend s'appuyer sur les réseaux sociaux et les comités citoyens pour contourner les médias traditionnels, qu'il juge hostiles.

Son programme prévoit notamment :

  • L'instauration d'une VIe République avec une assemblée constituante.
  • La sortie des traités européens pour retrouver une souveraineté nationale.
  • Un plan de relance écologique massif, avec 200 milliards d'euros d'investissements.
  • La retraite à 60 ans et l'augmentation du SMIC à 1 600 euros nets.

Les réactions

Les autres candidats de gauche ont réagi avec prudence. Le socialiste Olivier Faure a salué une candidature qui « incarne une partie de la gauche », tout en appelant à une primaire. De son côté, l'écologiste Marine Tondelier a regretté une annonce « unilatérale » qui ne respecte pas l'esprit d'union.

À droite et à l'extrême droite, les critiques fusent. Le porte-parole du gouvernement a dénoncé un « programme démagogique et dangereux pour l'économie », tandis que Marine Le Pen a ironisé sur un énième retour de Mélenchon.

Un pari risqué

À 73 ans, Jean-Luc Mélenchon tente un dernier pari. Les sondages le donnent pour l'instant autour de 12 % des intentions de vote, loin derrière Marine Le Pen et le président sortant. Mais ses partisans croient en une dynamique, comme en 2017 où il avait frôlé le second tour.

La campagne s'annonce longue et intense, avec une échéance majeure : la constitution d'une coalition de gauche capable de porter une alternative crédible.

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