Présidentielle 2027 : Mélenchon dit que Le Pen a raison et veut l'affronter
Mélenchon : « Le Pen a raison » sur le bloc central

Jean-Luc Mélenchon a estimé jeudi que Marine Le Pen avait « raison » de préférer affronter un candidat du « bloc central » plutôt que lui-même au second tour de la présidentielle de 2027, car ce candidat serait selon lui « plus facilement écrasé » par la patronne du Rassemblement national. Le leader de La France insoumise, triple candidat à la présidentielle, se rapproche plus que jamais d'une quatrième candidature.

Une analyse fondée sur des exemples internationaux

« Mme Le Pen a dit préférer affronter au second tour une candidature du 'bloc central' plutôt que celle de LFI. Elle a raison. Tout le panel des candidats affirmés ou potentiels de ce bloc seraient plus facilement écrasés par elle selon une logique observée partout ailleurs dans le monde », a écrit sur son blog le leader insoumis. Il a cité les exemples américain (défaite d'Hillary Clinton face à Donald Trump en 2016), italien (défaite du Parti démocrate face à Giorgia Meloni en 2022) et autrichien (victoire du FPÖ face aux conservateurs en 2024).

Marine Le Pen souhaite affronter le bloc central

Mardi, lors d'un entretien à l'AFP, la triple candidate du Rassemblement national a dit souhaiter un second tour « face au bloc central », estimant qu'il est « nécessaire d'avoir la force d'une élection de choix et pas d'une élection de rejet de l'autre candidat », à savoir Jean-Luc Mélenchon.

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Mélenchon bientôt investi par LFI

De tous les candidats pouvant accéder au second tour, les sondages, à un an de la présidentielle 2027, estiment que le fondateur de LFI serait le plus largement défait par l'extrême droite, qu'elle soit incarnée par Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Des sondages que les Insoumis balaient d'un revers de main. Jean-Luc Mélenchon théorise depuis des années l'effondrement de l'espace central et des gauches et droites modérées, au profit d'un affrontement entre sa famille politique et l'extrême droite. Il devrait par ailleurs être officiellement investi par le mouvement de gauche radicale comme candidat à la présidentielle dans les prochaines semaines. « Ma vie publique n'est pas près de s'arrêter », glisse ainsi le responsable de 74 ans au détour de sa note de blog.

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