LGV : l'Agglo de Sète exige transparence sur les forages d'Issanka
LGV : l'Agglo de Sète exige transparence sur les forages

Forages sur la source d'eau potable d'Issanka pour le futur viaduc de la LGV : l'Agglo de Sète dépose une motion pour demander la plus grande transparence

Le conseil de l'Agglo de Sète s'est réuni jeudi 23 avril dans la halle Marty, quartier du Barrou, pour débattre du dossier brûlant des forages sur la zone d'Issanka. Suite à un arrêté préfectoral autorisant ces forages dans le cadre de la construction du futur viaduc de la ligne LGV, l'institution a déposé une motion exigeant davantage de clarté et la mise en place de groupes de travail pour obtenir toutes les informations nécessaires. Ce sujet avait déjà été abordé lors du dernier conseil municipal de Sète.

Le débat a rebondi lors de la session de l'Agglo, où le président Loïc Linares a invité Hervé Marquès, premier vice-président, à lire une déclaration commune rédigée par tous les élus sétois. Rappelant les points de procédure, les études menées (notamment par la commission locale de l'eau) et les actions déjà entreprises contre ce projet de LGV, le maire de Sète a souligné que "les élus demandent la plus grande transparence autour de cette décision. Plusieurs études ont été réalisées, mais leurs éléments n'ont pas été communiqués aux élus."

L'Agglo de Sète dépose donc une motion appelant à "la constitution d'un groupe de travail ad hoc avec tous les intervenants pour que l'on ait accès à tous les éléments techniques et les conséquences de la ligne", notamment sur le secteur d'Issanka. La motion menace : "si ce groupe n'est pas constitué avant la date légale du 5 juin, nous appellerons à l'interruption de toute intervention et tout début de chantier."

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Laura Seguin, élue sétoise de Nouvelles pages, a salué cette initiative : "Cette motion va dans le bon sens. Il faudra avoir le courage de déposer un recours contre cet arrêté si rien n'est fait." Selon elle, "s'il faut effectivement une nouvelle ligne au Nord, elle ne doit pas passer par là et pas à cette vitesse." Sébastien Pacull, du groupe RN et de l'union des droites, s'est inscrit dans la même ligne.

Le président Linares a conclu en rappelant que les élus du territoire avaient validé ce tracé à une époque, et que depuis dix mois, des exigences sont posées auprès des intervenants. "Bien entendu s'il y a un danger pour Issanka, il faudra revenir sur le projet. Mais qui peut penser que l'ARS laisse faire quoi que ce soit s'il y a un moindre danger ?" La réponse est espérée dans les semaines à venir.

La motion a été adoptée par l'ensemble des élus, à l'exception de Cédric Delapierre et Johana Maurel (RN) qui se sont abstenus.

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