Gabriel Tomatis, nouveau député RN des Alpes-Maritimes, prêt à relever le défi
Gabriel Tomatis, nouveau député RN des Alpes-Maritimes

Mercredi 22 avril 2026, Gabriel Tomatis a officiellement pris ses fonctions de député à l'Assemblée nationale. À 26 ans, le suppléant d'Alexandra Masson doit désormais faire ses preuves dans la 4e circonscription des Alpes-Maritimes et dans l'hémicycle. Il qualifie cette responsabilité d'« honneur ».

Un parcours politique en accéléré

Gabriel Tomatis a franchi les portes du Palais Bourbon ce mercredi, après avoir travaillé aux côtés d'Alexandra Masson (RN) ces dernières années. Lorsque celle-ci a renoncé à son poste pour briguer la mairie de Menton, son suppléant est devenu automatiquement le député de la circonscription. « Je ne pense pas encore l'avoir réalisé entièrement, mais c'est un honneur pour moi », confie-t-il.

Le Niçois de 26 ans se dit prêt à passer de l'ombre à la lumière. « En 2022, j'étais collaborateur de Madame Masson à l'Assemblée nationale, puis en 2024 je suis devenu suppléant. Quatre ans, ça forge. » Il a représenté la députée lors d'événements et travaillé sur les dossiers locaux.

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Un an pour convaincre

Gabriel Tomatis est conscient du défi qui l'attend. « Même si j'ai été élu sous le nom de Madame Masson jusqu'en 2029, il y aura sans doute une dissolution en 2027 après les Présidentielles. Donc j'ai un an pour montrer que j'ai les épaules pour être député. » Il relève ce challenge avec plaisir, tout en mesurant les enjeux.

À 26 ans, il fait partie des plus jeunes députés de France. Il s'est engagé dès 16 ans au Front national de la jeunesse azuréen. « Jamais je n'aurais pensé en arriver là », avoue-t-il. Après des années de militantisme, il a travaillé dans l'équipe de campagne de Thierry Mariani aux Régionales, quittant ses études malgré les conseils de ses proches.

Pourquoi le Rassemblement national ?

Gabriel Tomatis explique son engagement par son vécu personnel. « J'ai grandi dans une famille de classe moyenne à Nice. J'ai vu mes parents de plus en plus déclassés. » Il évoque les problèmes d'insécurité et d'immigration qui l'ont poussé à rejoindre le parti à 16 ans. « Mes parents étaient plutôt à gauche, mais ils se sont reconnus dans le discours de Marine Le Pen. » Pendant deux ans, il a caché son engagement, car c'était « borderline à l'époque ».

À la fac de lettres de Nice, il a affronté l'opposition de 80 % de sa promotion, mais il assume ses idées. « Il faut toujours assumer. Un de mes meilleurs amis est communiste, et on peut débattre. C'est parfois plus intéressant qu'avec un militant de droite sans colonne vertébrale. »

Relation avec Alexandra Masson

Interrogé sur son autonomie, Gabriel Tomatis rejette l'idée d'un « député Playmobil ». « Elle est maire de Menton et présidente de la Carf, elle n'a pas le temps de me dicter ce que je dois faire. Nous formons un vrai binôme député-maire. »

Il compte poursuivre les dossiers en cours, notamment le projet de métro Nice-Monaco-Menton-Vintimille. « Il y a un alignement des planètes politiques : on s'entend bien avec le maire de Nice, le président du Département, et on a de bonnes relations avec nos amis italiens. »

Priorités et ambitions

Mercredi, le groupe RN lui a proposé de siéger à la commission des lois. « La semaine prochaine, j'interviendrai sur la police municipale. » Il souhaite aussi défendre des sujets liés au sport et au patrimoine.

Quant à une éventuelle candidature aux législatives en 2027 ou 2029, il répond : « Je vais essayer de me montrer digne, de montrer ce que je vaux en tant que député. » Il évoque un possible duel contre Louis Sarkozy : « S'il se présente, ça donnera de la visibilité à cette élection. Mais je ne ferai pas la Une de Paris Match pour autant. »

Entre Marine Le Pen et Jordan Bardella

Gabriel Tomatis ne cache pas sa préférence pour Marine Le Pen. « Je me suis engagé pour elle. C'est une femme exceptionnelle. J'espère qu'elle pourra se présenter à la Présidentielle malgré le calendrier judiciaire. » Il salue aussi Jordan Bardella, « parce qu'elle a eu l'intelligence politique de préparer sa succession ». Sa préférence va à Marine Le Pen, mais il serait fier si Jordan Bardella remportait l'élection.

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