Christian Estrosi dément une rumeur de maladie de Parkinson avant les municipales
Estrosi dément une rumeur de Parkinson avant les municipales

Le maire de Nice Christian Estrosi dément fermement une rumeur de maladie de Parkinson

Le maire de Nice Christian Estrosi, candidat à sa réélection sous l'étiquette Horizons, a catégoriquement démenti samedi 14 février une rumeur persistante le présentant comme atteint de la maladie de Parkinson. Pour étayer ses propos, il a produit un certificat médical et a vivement dénoncé « le jeu dégueulasse auquel certains se prêtent », à seulement un mois des élections municipales prévues les 15 et 22 mars.

Une rumeur qui s'installe et une indignation profonde

« Certains font courir la rumeur que je serais malade, atteint par la maladie de Parkinson », s'est indigné Christian Estrosi dans une déclaration à la presse. Il a précisé que depuis trois semaines, sa attachée de presse est interrogée quotidiennement par des journalistes à ce sujet. L'élu a également révélé que la mère de ses grands enfants, qui est aussi son épouse, a été questionnée dans un salon de coiffure, illustrant la propagation insidieuse de cette information.

Pour mettre un terme définitif à ces allégations, le maire a remis aux journalistes le courrier d'un neurologue. Ce document médical explique qu'après un examen approfondi, il n'existe à ce jour « aucun argument anamnestique ni clinique objectif en faveur d'une maladie de Parkinson idiopathique ni de tout autre trouble neurologique ».

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Des attaques personnelles et une rivalité politique exacerbée

Christian Estrosi, qui brigue un quatrième mandat, a également évoqué d'autres rumeurs circulant à son encontre, notamment sur une prétendue séparation avec son épouse et sur « des sommes mirobolantes » que le couple aurait touchées, qualifiant ces affirmations de « pur fantasme ». Il a dénoncé avec véhémence des « méthodes de barbouzes ignobles », visant clairement, sans le nommer, son principal adversaire à la mairie de Nice, Eric Ciotti, de l'Union des droites pour la République, allié du Rassemblement national.

« Je ne laisserai rien passer, ces méthodes sont ignobles pour la famille et tout d'abord pour ma fille de 8 ans à qui nous avons dû expliquer que non, son papa n'était pas malade, et que nous devons désormais consoler tous les soirs », a-t-il ajouté, soulignant l'impact émotionnel de ces rumeurs sur sa vie privée.

Un contexte électoral tendu et des enquêtes judiciaires

Cette séquence intervient dans un climat de rivalité accrue entre Christian Estrosi et Eric Ciotti, autrefois compagnons de route. Les tensions se sont durcies ces dernières semaines, avec des attaques systématiques contre chaque nouveau colistier présenté par l'un des deux candidats et une multiplication des signalements judiciaires.

Vendredi soir, le parquet de Nice a confirmé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour « favoritisme » et « corruption » concernant une commande de masques chirurgicaux passée par la ville lors de l'épidémie de Covid en 2020. La Métropole Nice Côte d'Azur a reconnu une commande d'équipements sanitaires pour 1,1 million d'euros en avril 2020, mais affirme n'avoir « aucun lien contractuel » avec la société mise en cause.

En janvier, un signalement d'un « lanceur d'alerte anonyme » avait déjà conduit à l'audition d'Eric Ciotti dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de fichages illégaux, illustrant l'intensité de la bataille politique à Nice à l'approche des élections municipales.

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