Édouard Philippe : « Je serai le président de la constance »
Édouard Philippe : président de la constance

L'ancien Premier ministre Édouard Philippe a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 lors d'un entretien accordé au Point, affirmant vouloir incarner une « constance » républicaine face à ce qu'il qualifie de « radicalité » des extrêmes. Cette annonce marque un tournant dans la vie politique française, alors que le maire du Havre se positionne comme un recours centriste.

Un projet fondé sur la stabilité

Édouard Philippe, qui a dirigé le gouvernement de 2017 à 2020 sous la présidence d'Emmanuel Macron, a détaillé les grandes lignes de son programme. Il insiste sur la nécessité de « tenir le cap » dans un contexte de crises multiples, citant pêle-mêle les défis climatiques, économiques et sécuritaires. « Je serai le président de la constance », a-t-il déclaré, reprenant une formule qui devrait devenir le slogan de sa campagne.

Selon un sondage Ifop réalisé en mars 2025, Édouard Philippe recueillerait 18 % des intentions de vote au premier tour, le plaçant en troisième position derrière Marine Le Pen (28 %) et Jean-Luc Mélenchon (22 %). Ce score, bien qu'insuffisant pour accéder au second tour, témoigne d'une dynamique ascendante depuis son départ de Matignon.

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Une critique des extrêmes

L'ancien Premier ministre n'a pas mâché ses mots à l'encontre de ses adversaires politiques. Il a dénoncé « l'extrême droite qui agite des peurs irrationnelles » et « l'extrême gauche qui propose des solutions irréalistes ». Selon lui, ces deux blocs « fracturent la société » et « éloignent la France des solutions pragmatiques dont elle a besoin ».

Pour contrer cette tendance, Philippe mise sur une « alliance des modérés » rassemblant des personnalités de droite et de gauche, à l'image de la majorité présidentielle qu'il a contribué à bâtir. « Il ne s'agit pas d'un parti, mais d'une méthode : celle du compromis et de l'efficacité », a-t-il précisé.

Un calendrier serré

La candidature d'Édouard Philippe intervient alors que le président actuel, Emmanuel Macron, n'a pas encore annoncé s'il briguerait un second mandat. Les spéculations vont bon train sur une possible cohabitation, mais Philippe assure que sa décision est « indépendante de celle du chef de l'État ». Il prévoit de dévoiler son programme complet en septembre 2026, lors d'un grand meeting au Havre.

En attendant, il multiplie les déplacements en province pour « écouter les Français » et « construire une offre politique crédible ». Son équipe de campagne, dirigée par l'ancien ministre Gilles Boyer, a déjà recruté 120 permanents et ouvert 50 comités locaux.

Interrogé sur ses chances, Philippe se montre confiant : « Les sondages ne sont que des instantanés. Ce qui compte, c'est la force de nos idées et notre capacité à convaincre. » Reste à savoir si cette « constance » saura séduire un électorat en quête de renouveau.

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