Yaël Braun-Pivet dénonce le 'club des machos' et réclame plus de femmes en politique
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a vivement critiqué ce mardi 14 avril ce qu'elle a nommé 'le club des machos' qui se déclarent presque quotidiennement candidats à la présidentielle de l'année prochaine. Elle a exprimé son scepticisme envers l'idée d'un sauveur suprême qui résoudrait tous les problèmes d'un seul coup.
Une critique cinglante de la surabondance masculine
Sur les ondes de RTL, Yaël Braun-Pivet a déclaré : 'Le spectacle que je vois, ce club des machos qui se déclarent quasiment quotidiennement, je pense que ce n'est pas la bonne façon de faire.' Elle a souligné que, dans le camp soutenant ou ayant soutenu le gouvernement, les candidats déclarés ou potentiels – tels qu'Édouard Philippe, Gabriel Attal, Gérald Darmanin, Bruno Retailleau ou David Lisnard – sont tous des hommes.
Un plaidoyer pour le travail d'équipe et la mixité
La présidente de l'Assemblée nationale a ajouté : 'Je ne crois pas au sauveur suprême qui, parce qu'il sera élu président, réglera d'un coup d'un seul tous les problèmes. Au contraire, il faut qu'on travaille en équipe. Il ne vous aura pas échappé que les équipes aujourd'hui sont exclusivement masculines.' Elle a rappelé que la France est composée à 50% de femmes et a insisté sur la nécessité de leur présence autour de la table.
'Il faut qu'il y ait des femmes qui soient autour de la table. Ce que je voudrais, c'est qu'on puisse se réunir ensemble en mixité, qu'on travaille à un projet pour la France', a-t-elle affirmé, appelant ainsi à une collaboration plus inclusive pour élaborer des solutions nationales.
Une position personnelle réservée
Interrogée sur sa propre candidature éventuelle à la présidentielle, Yaël Braun-Pivet n'a rien exclu mais a estimé que 'le moment n'est pas venu' de répondre à cette question. Elle préfère pour l'instant se concentrer sur la promotion d'une approche collective et mixte dans le paysage politique français.



