L'Arcom met en demeure France Télévisions après une interview polémique
Arcom met en demeure France Télévisions

Le régulateur de l'audiovisuel français, l'Arcom, a officiellement mis en demeure le groupe France Télévisions ce vendredi 24 avril 2026. Cette sanction fait suite à une interview polémique de Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise (LFI), diffusée le 9 novembre 2025. Comme le rapporte Libération, l'Arcom estime que la chaîne a manqué à ses obligations d'« honnêteté » et de « rigueur » dans le traitement de l'information.

Une série de contre-vérités

Au cœur du litige se trouve une séquence de l'émission « Questions politiques », où la journaliste Alix Bouilhaguet interrogeait le député des Bouches-du-Rhône au sujet de Zohran Mamdani, une figure de l'aile gauche du Parti démocrate américain. Par une décision du 8 avril 2026, l'Arcom indique que cette séquence « caractérise un manquement aux dispositions […] du cahier des charges de France Télévisions ». Elle met donc en demeure France Télévisions de se conformer à l'avenir à ce cahier des charges.

L'Arcom pointe du doigt plusieurs allégations infondées formulées par la journaliste lors de cet échange. Il lui était notamment reproché d'avoir affirmé à tort que Zohran Mamdani avait repris le slogan « Mondialiser l'Intifada » et qu'il n'avait pas condamné les attaques du 7 octobre en Israël. En outre, la journaliste avait suggéré une collusion entre l'Unrwa et le Hamas, une thèse contredite par un rapport de l'ONU. Dès le direct, Manuel Bompard avait contesté ces affirmations, tandis que LFI annonçait dans la foulée la saisine de l'Arcom.

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Des excuses jugées insuffisantes

Face à la polémique, Radio France avait tenté de réagir en publiant des « précisions » sur son site internet deux jours plus tard. Le dimanche suivant, Alix Bouilhaguet avait également formulé des excuses à l'antenne, reconnaissant « des formules imprécises et parfois inexactes ». Une réponse que l'Arcom juge largement insuffisante. Pour le régulateur, au regard de la « gravité » et de la « sensibilité » du sujet, la chaîne aurait dû procéder à des corrections immédiates et marquer davantage le coup lors de ses excuses. En l'état, cette séquence constitue donc un manquement aux règles déontologiques en vigueur dans l'audiovisuel public.

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