Le procès en appel du Rassemblement national (RN) pour des soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen pourrait rebattre les cartes pour la présidentielle de 2027. Selon une analyse juridique publiée par Libération, Marine Le Pen, condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, pourrait finalement être candidate si la cour d'appel suspend cette peine.
Une décision clé attendue en 2026
La cour d'appel de Paris doit se prononcer d'ici 2026. Si elle suit la logique de certains jugements récents, elle pourrait écarter l'exécution provisoire, permettant à Marine Le Pen de se présenter. « Rien n'est joué, mais juridiquement, une issue favorable est plausible », explique un avocat spécialisé.
Les arguments des avocats de Le Pen
Les avocats de Marine Le Pen contestent la sévérité de la peine de première instance, estimant qu'elle prive les électeurs de leur choix. Ils s'appuient sur une jurisprudence de la Cour de cassation qui limite l'exécution provisoire en matière d'inéligibilité. « La décision de première instance est disproportionnée », affirme Me Pierre-Olivier Sur, avocat de la présidente du RN.
Un enjeu politique majeur
Marine Le Pen reste une figure centrale du RN et une candidate potentielle pour 2027. Selon un sondage récent, elle recueillerait 32 % des intentions de vote au premier tour. « Son absence bouleverserait le paysage politique », analyse un politologue. Le parti mise sur un appel rapide pour clarifier sa situation.
Les réactions politiques
L'opposition dénonce une possible « impunité judiciaire ». « La justice doit être égale pour tous », a déclaré un député LFI. Le RN, lui, crie à la « machination politique ». Marine Le Pen a qualifié sa condamnation de « décision politique déguisée en justice ».



